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Sylvie Lorthois, candidate aux Législatives Toulouse

 

 

Une interview de Sylvie Lorthois, candidate     unitaire de Gauche Alternative 2007,       1° circonscription de Haute-Garonne.


 

Sylvie Lorthois, 34 ans, chercheur-e au CNRS a été la candidate aux Législatives de Gauche Alternative 2007 pour la 1° circonscription de Haute-Garonne. Dans cette circonscription, le découpage était destiné à permettre de s’assurer la réélection d’un député UMP sur le département en la personne de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. La circonscription est malgré tout passée au PS au 2° tour (avec Catherine Lemorton) ; Au premier tour, Sylvie Lorthois a obtenu 5,23% des suffrages exprimés, 5° position après les deux du 2° tour et les candidats Forget du Modem (9,56%) et Labeyrie des Verts (5,43%), alors qu’elle était totalement inconnue du public avant la courte campagne.

 


R&V : Comment es-tu devenue candidate ?  Quelle a été la part de ton engagement et la part de sollicitation de ton collectif ?

S. L. : Mon engagement politique date de l’année 2002 et est la raison de ma participation au Collectif Centre de la 1° circonscription du 31.  Depuis l’époque du NON où nous avons créé un collectif sur mon lieu de travail, je pense que les collectifs sont l’outil efficace pour lutter contre un glissement progressif de notre société vers le fascisme.  Avant cela j’avais essayé de me rapprocher de la LCR au moment où elle se voulait rassembleuse.  Je n’ai ensuite cessé d’être active au sein des collectifs. Si on m’a sollicitée pour être candidate, c’est que j’avais le profil : jeune femme, engagée, fonctionnaire (pas de risque de perdre mon emploi), non « encartée », mère de famille, moralement et intellectuellement capable de faire face à la tâche : au final, c’est à moi que les collectifs de la circonscription ont demandé !

 

R&V : Quel a été le contenu politique de ta campagne ?

S. L. : La base politique a été le texte « Ambition-Stratégie-Candidatures» :

http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3?id_article=292

ainsi que les 125 propositions :

http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3?id_article=448

Sur les thèmes actuels dans le département, logement, transport, service public de proximité,… nous avons des positions issues de ces 125 propositions.  Les luttes locales, comme l’occupation des Allées François Verdier par les Enfants de Don Quichotte en plein Toulouse, permettent de montrer quels sont les vrais enjeux abordés dans ces textes.

 

R&V : Ton collectif a réussi à faire une unité assez large (sans la LCR).  Tu as été soutenue par les Alternatifs mais aussi par le PCF et par nombre de rassemblements plus locaux : les motivé-e-s, l’Alternative en Midi-Pyrénées, Alter ékolo, les communistes unitaires 31, etc.  Cet assez large rassemblement sous le label Gauche Alternative 2007 a-t-il une importance particulière ?

S. L. : Oui. Les électeurs attendent vraiment de voir le rassemblement à gauche.  Certains électeurs nous ont même dit vouloir un rassemblement avec le PS : là nous avons dû expliquer pourquoi nous y étions opposés : le PS n’est plus un parti de gauche ; par exemple nous sommes opposés aux fonds de pension collectifs prônés par Ségolène Royal. Ceux-ci impliquent des spéculations boursières, avec de l’argent public, à proscrire.

Dans la Gauche Alternative, nous ne voudrions pas seulement le ralliement du PCF. C’est toute la mouvance de gauche qui devrait se rassembler: les écologistes de gauche comme les communistes ou les trotskistes, même les anarchistes, même les décroissants et les associatifs comme ATTAC, pour progresser dans un projet qui propose une alternative construite collectivement. L’attente des concitoyens est forte.  Pour rendre cela possible et éviter la multiplicité des candidatures, il ne faut pas seulement changer le système de financement, mais aussi le système de scrutin au législatives.  Plus de proportionnelle et la présentation de listes sur le département éviterait la perversion qu’induit le système des circonscriptions.  Les listes ouvriraient sur un débat d’idées au lieu de favoriser les enjeux du pouvoir local comme la candidature du maire de Toulouse le fait.

 

R&V : Quelles suites donner à ta candidature ?  Qui va pouvoir construire une unité large dans le camp anti libéral ?

S. L. : Je compte continuer comme avant à lutter au sein de collectifs pour tisser les liens entre les composantes.  En particulier, je souhaite une unité entre les écologistes et ceux qui mènent les luttes sociales : le combat est à la fois « rouge et vert ». 

Il faut trouver ce qui nous rassemble et initier des débats de fond avec la population au sujet de ce qui nous divise. Je pense que nous pouvons construire avec ceux qui, dans le PS, refusent son orientation sociale-libérale, et que nous devons convaincre de sortir du PS pour les accueillir dans nos structures d’échange.

Les assises d’automne des collectifs anti libéraux sont un moment essentiel.  On doit pouvoir y inclure les membres de partis mais aussi les partis, associations et syndicats en tant que tels.  Nous devons pour cela inventer un nouveau mode de communication entre les collectifs et ces partis, qui favorise la compréhension mutuelle avec leurs militants. Il faut aussi réfléchir à une méthode permettant de régler les conflits.

 

Propos recueillis par Veronika D.

Juin 2007

 

 

 

 

Vos commentaires

1 Le Jeudi 21 Fevrier 2008 à 10:00 GMT+2, par President

voilà, c'est juste un messsage pour te dire que j'aime beaucoup ^arcourir ton blog;)

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