Malagar
Malagar
Les yeux sont globuleux, la bouche mi-ouverte ;
La chair blanche est laiteuse, la poitrine est offerte ;
Ses bouts de sein rose pâle sortent de la robe douce ;
Assoiffée d’un corps d’homme, un fort désir la pousse :
Morceaux de volupté sur un mur accroché.
Cependant Mauriac en entrant n’est sensé
Ne voir sur le mur blanc que le Christ reprocher.
Comment peut-on d’un homme libre de ses pensées
Années après sa mort violer l’intimité !
La visite du guide il n’a pas mérité
Qui ouvre les armoires, voyeurisme effréné…
Heureusement la belle traverse les années ;
Le cadre sur son corps est comme une fenêtre
Donnant raison à qui le guide enverrait paître !

Veronika le 05/11/2007
Par akinorev31, Lundi 5 Novembre 2007 à 16:28 GMT+2 dans Dikt -12- (article, RSS)






