Le Forçat Amnésique
Le forçat amnésique

Sur le papyrus muet devant moi déroulé
Ni encre de Chine n’écrit je te pardonne,
Ni larmes, perles du temps passé, ne tourbillonnent.
Du port déserté, les bateaux sont refoulés.
Courir sur le quai gris n’apaise la tourmente :
La pluie toujours efface la craie sur le pavé.
Même si des bribes de souvenirs restent gravées,
Statues blanches, briques roses, je sais que les murs mentent !
Vivante dans ma poitrine, une autre personne,
Une inconnue informe, infiniment menace,
Comme un mot chiffonné porte le coup de grâce…
Ni eaux d’Amour ne coulent dans le lit de Garonne
Ni fleur d’oranger n’adoucit blessure d’érable.
Le gong enfin résonne ; l’écho répond « Coupable !»
Veronika le 08/01/08
Par akinorev31, Vendredi 11 Janvier 2008 à 11:06 GMT+2 dans Dikt -14- (article, RSS)






