Mardi 11 Mar 2008
Quelques réactions à la prise de position de Cohen à Toulouse
Par akinorev31, Mardi 11 Mar 2008 à 18:37 GMT+2 dans Municipales Toulouse 2008
La LCR a dit :
TOULOUSE, 11 mars 2008 (AFP) - La liste
"Debout!", composée de la LCR, de
membres des Motivé(e)s et de collectifs antilibéraux, a dénoncé mardi à
Toulouse le "très mauvais choix politique" du candidat de la gauche à
Toulouse, qui a refusé une fusion avec elle et une autre liste
d'extrême-gauche.
"(Le député PS) Pierre Cohen n'a pas compris que la dynamique
se situe à
gauche de la gauche, et qu'il ne peut pas demander nos voix au second tour et
ne pas nous laisser entrer au conseil municipal", a expliqué devant la
presse
Myriam Martin, tête de liste de "Debout!", après une rencontre
infructueuse
avec la tête de liste de la gauche unie.
Pierre Cohen avait exclu lundi toute idée de fusion avec les deux
listes
d'extrême-gauche et du Modem, même s'il notait "des convergences"
avec elles.
Sa liste a rassemblé dimanche 39 % des suffrages, à près de quatre
points
du score du maire centriste sortant (app-UMP) Jean-Luc Moudenc (42,6%).
"La machine à perdre est en route. Après l'échec de 2001, on
rate encore
une occasion. Il s'agit de la part de la liste Cohen d'une vision à court
terme pour tenter de rafler des voix partout, or il y a une attente de quelque
chose de fort à gauche", a estimé Myriam Martin.
"Pierre Cohen nous a laissé entendre qu'il avait +peur de
faire peur+ à un
certain électorat plus privilégié. Le calcul de ne pas vouloir de conseillers
municipaux à sa gauche est un risque énorme qu'il prend seul, et qu'il devra
assumer seul", a-t-elle ajouté.
La liste "Debout!" ne devrait pas donner de consigne de
vote, mais rappelle
que le mot d'ordre est toujours de "battre la droite", au pouvoir à
la mairie
de toulouse depuis 37 ans.
"Debout!" et "L'Autre liste"
(gauche alternative et écologiste) ont toutes
deux dépassé la barre des 5%, tout comme la liste Modem, alors que
l'abstention s'élevait à 43,5%.
Déclaration de la liste « Debout ! Ensemble, la gauche qui ne renonce pas »
Au terme d'une campagne unitaire dynamique et réussie, la liste « Debout ! » a réussi à rassembler plus de 5 % des voix. Ce score participe de la percée des listes de « la gauche qui ne renonce pas' » un peu partout en France.
Si la proportionnelle intégrale – seul système électoral démocratique – était en vigueur, nous aurions obtenu 3 élu-e-s pour représenter 6789 toulousain-e-s.
Le système électoral en vigueur laisse quant à lui la possibilité à une liste ayant franchi la barre des 5 % de fusionner au second tour avec une liste ayant dépassé les 10 %. Soucieux de permettre le rassemblement le plus large de toutes les gauches, pour battre la droite, nous avons fait la proposition à la liste Cohen d'utiliser cette possibilité légale.
Contrairement à ce qu'affirme le communiqué de la liste Cohen, nous avons adopté cette position dès le début de la campagne. Les dirigeants du PS, du PCF et des Verts ont refusé notre offre. Cette attitude que nous déplorons appelle de notre part plusieurs remarques :
1/ A juste titre, Pierre Cohen dénonce depuis le début de sa campagne le déficit démocratique à Toulouse. Il a même appelé à une « révolution démocratique ». Cela commence mal : sa première décision constitue un vrai déni de démocratie. Faire le choix d'éliminer notre liste et celle que conduit François Simon du second tour, c'est nier à 11 % de toulousain-e-s qui ont voté pour nos listes le droit d'avoir des élu-e-s qui leur ressemblent.
2/ Au plan politique, le PS estime que Toulouse se gagne au centre. Il préfère tenter de séduire l'électorat centriste et envoyer ainsi un message négatif aux 14 000 toulousain-e-s, qui ont voté à la gauche de sa liste au premier tour. C'est un choix que nous ne partageons pas et nous lui souhaitons de ne pas le regretter dimanche soir. Pour nous, Toulouse se gagne à gauche. Parce que face à la droite dure, nous continuons à penser que les classes populaires aspirent à une gauche qui s'assume et qui résiste.
3/ Nous l'avons dit et répété, au-delà des critiques que nous faisons au PS, nous ne confondons pas la droite et la gauche. Nous souhaitions et nous souhaitons toujours la défaite de la droite au pouvoir depuis 37 ans à Toulouse. Mais en nous écartant de cette bataille, le PS et ses alliés estiment qu'ils sont mieux placés que nous-mêmes pour convaincre les électeur-rice-s des listes de la gauche radicale qu'il faut voter en masse pour eux dimanche prochain. Dont acte.
Le 11 mars, 16 h.






