Jeudi 13 Mar 2008
analyse des Alternatifs
Par akinorev31, Jeudi 13 Mar 2008 à 19:26 GMT+2 dans analyses résultats Municipales
J-J Boislaroussie:
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EXTREME GAUCHE : CARTES REDISTRIBUEES
Si les votes pour les listes d'extrême gauche restent globalement
1/ LA QUASI DISPARITION DES LISTES "MOTIVEES" ET DE
En 2002, ces listes ne se situaient pas de manière univoque dans
Aux Municipales précédentes, la dynamique des Motivé-e-s à
RENNES 2002 2008
MOTIVES 8,22 NP
LO 4,89 1,76
LCR 4,04 4,99
PT 1,71 1,01
TOULOUSE 2002 2008
MOTIVES 12,38 NP
LO 1,67 0,83
LCR 2,44 5,07+ MOTIVES ET ALTER en 2008
PT 0,37 0,33
AUTRE LISTE GAUCHE ALTER NP 5,42
Par ailleurs, les listes encore présentées par des collectifs de
gauche locaux (parfois lointains héritiers de la campagne
présidentielle de Pierre Juquin ) en 2002 ne sont plus présentes
en 2008. Disparition de ces collectifs dans le Rhône, la Sarthe,
la Saône-et-Loire, non-présentation de listes dans le Calvados.
L'essoufflement d'implantation politiques construites autour
des enjeux municipaux, l'usure des équipes militantes, tendent
le plus souvent à clôre ces expériences politiques locales.
En cas d'absence, leur capital électoral se disperse.
CAEN 2002 2008
ANPAG 5,22 NP
LO 2,44 1,07
LCR NP 3,74
2/ DES ALLIANCES LOCALES NOMBREUSES ENTRE LCR ET
ALTERNATIFS
Ce phénomène est lié à une meilleure présence de la LCR dans
les villes grandes et moyennes et, plus modestement, à la
création de nouveaux groupes des Alternatifs dans la dernière
période. Dans quelques cas, la faible implantation des
Alternatifs rend l'alliance symbolique, dans d'autres des
partenariats équilibrés se sont construits, associant ici ou
là des collectifs antilibéraux. Reste à savoir si la LCR
(ou la parti qui lui succédera) sera en mesure de penser
dans l'avenir des partenariats avec d'autres courants
politiques. De ce point de vue les premiers
bilans sont contrastés selon les villes.
3/ UN ELECTORAT DE GAUCHE RADICALE
GLOBALEMENT STABLE
Premier élément d 'analyse, les villes moyennes ou se sont
présentées des listes LCR (sans concurrence à gauche du
PS/PCF) en 2002 et 2008. Les variations des scores
sont faibles.
Quelques exemples:
2002 2008
LOUVIERS (27) 10,11 10,41
CENON (33) 8,43 8,15
EVRY (91) 9,69 8,20
SAINT ETIENNE
DU
ROUVRAY
(76) 11,40 8,78
(en 2008 en alliance avec les Alternatifs)
HEROUVILLE (14) EN 2002 AVEC ANPAG 11,66 5,46
ALENCON (61) 8,13 7,27
BLOIS 41 8,13 6,04
BAYONNE (64à 6,43 7,48
BOURG EN BRESSE (01) 4,64 3,49
On peut également faire référence au cas de QUIMPERLE (29)
où se présentait une liste de gauche indépendante du PS en
2002 (19,02) et une liste autour de la LCR en 2008 (15,29)
ou à
NANTERRE 2002 2008
LCR 4,49 3,80
Les seuls phénomènes marquants de recul de l'électorat
d'extrême gauche sont liés à des primaires entre PCF et
PS en 2008, deux exemples:
LE HAVRE 2002 2008
LCR 3,86 2,31
PT 0,84 0,63
VITRY (94) 2002 2008
LCR 8,60 4,94
PT 3,33 1,72
4/ UNE STABILITE GLOBALE MAIS UN RECUL DE LUTTE OUVRIERE,
ET, A LA MARGE, DU PT, AU PROFIT DES LISTES LCR OU D'ALLIANCE
ENTRE LCR/ALTERNATIFS/DIVERS ANTILIBERAUX
LILLE 2002 2008
LO 5,43 2,32
LCR avec Alternatifs en 2008 3,30 3,75
PT 0,72 NP
NANTES 2002 2008
LO 5,53 1,48
LCR NP 3,74
PT NP 0,90
STRASBOURG 2002 2008
LO 2,78 0,69
LCR 2,04 1,87
PT 1,05 0,39
LYON 2002 2008
LO 1,85 1,07
listes à participation LCR 3,92 4,78
PT 0,52 NP
GRENOBLE 2002 2008
LO 3,38 1,43
LCR 2,64 4,66
PT 2,44 1,03
A MARSEILLE la liste MARSEILLE CONTRE ATTAQUE A GAUCHE
rassemble LCR, antiliberaux, Alternatifs et progresse un peu plus
2002 2008
LO 1,18 NP
LCR en 2008 MCAG 2,13 5,00
PT 0,20 NP
DIV EXT GAUCHE 0,67 NP
Dans l'est parisien, l'électorat d'extrême gauche n'est pas
négligeable, mais reste dispersé, LO recule au bénéfice
de la LCR, les listes de gauche alternative prennent pied
pour la première fois dans plusieurs arrondissements,
ces listes empiètent peu sur l'espace d'extrême gauche.
PARIS 10eme
2002 2008
LO 2,25 0,61
LCR 2,61 4,33
PT NP 0,66
GAUCHE ALTER NP 2,13
PARIS 13eme
LO 2,60 0,57
LCR 1,97 3,81
PT 0,77 1,07
GAUCHE ALTER NP 2,38
PARIS 18eme
2002 2008
LCR 2,52 5,24
LO 2,59 0,74
PT 0,77 0,38
PARIS 19eme
2002 2008
LCR 2,68 3,93
LO 3,21 1,53
PT 0,78 0,65
PARIS 20eme
2002 2008
LCR 3,58 4,92
LO 3,33 0,86
PT 1,48 0,52
GAUCHE ALTER NP 2,18
Des avancées de l'extrême gauche au bénéfice de la LCR
sont constatées dans plusieurs villes
LIMOGES 2002 2008
LO 3,74 1,96
LCR 3,06 6,99
ROUEN 2002 2008
LO 2,96 1,91
LCR 2,38 4,20
CERGY (95) 2002 2008
LO NP 1,63
LCR NP 4,87
PT 6,74 2,22
Situation spécifique à Amiens, en l'absence en 2008 de
liste PCF
AMIENS 2002 2008
PC GREMETZ 21,06 NP
LO 3,54 1,90
LCR 1,68 6,05
5/ LE RECUL DE LUTTE OUVRIERE
il est très marquant dans le villes ou LO etait en concurence
avec d'autre listes d'extrême gauche, mais se manifeste aussi
dans des villes ou LO etait seule en présence en 2002 comme
en 2008.
L' "effet Arlette" s'est dissipé, et l'orientation suivie par
LO aux Municipales n'a sans doute pas arrangé les choses.
La participation à LO à des listes de gauche ou l'impossibilité
pour LO de présenter une liste peut se traduire par un
transfert sur une nouvelle liste LCR
PANTIN (93) 2002 2008
LO 4,47 NP
LCR NP 4,70
BOURGES 2002 2008
LO 5,30 NP
LCR NP 5,66
6/ LA PRESENCE DE LE LCR DANS DE NOUVELLES VILLES
Dans ces cas, l''espace électoral à gauche du PCF/PS trouve un
terrain d'expression, ce qui ne témoigne pas en soi de sa
progression, mais illustre la capacité de la LCR, dans la
continuité de la campagne Besancenot, à construire des listes
autour d'elle dans plusieurs villes moyennes.
ANNCEY 6,08
CHAMBERY 5,79
AUXERRE 7,51
BESANCON 4,90
Les listes LCR ou d'alliance ALTERNATIFS/LCR présentes pour la
première fois dans de grandes villes ont plus de difficultés
à s'imposer.
NIMES 2,80
AVIGNON 3,36
NICE 1,98
TOULON 1,40
Au total, le potentiel politique d'extrême gauche etait
pour l'essentiel présent à un niveau parfois élevé dès
2002, ce phénomène se confirme sans s'amplifier
significativement en 2008, phénomène ignoré par
la plupart des journalistes et commentateurs.
Le fort recul de LO ou son intégration aux listes de gauche
institutionnelle, le maintien du PT à de faibles niveaux, la
quasi-disparition des listes locales, permettent à la LCR,
présente dans de plus nombreuses villes, ou à des listes
d'alliance entre LCR,Alternatifs, PCF ou divers antilibéraux,
de capter la majeure partie de cet électorat.
Jean-Jacques Boislaroussie
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