Toulouse Éthylique
Toulouse Éthylique

De bonne heure dans ton lit, tout nous sépare a dit
L’oiseau aux plumes fines, jardin d’Éden fleuri.
Tes yeux d’enfant s’allument et sort ton premier cri.
Tu vas à la fenêtre ; moi je viens le mardi.
Place Wilson chante encore le gai flot des fontaines ;
Riquet rit en retour : il se souvient à peine
Depuis quand il est là, dos à l’Observatoire ;
Place Wilson tente alors de l’inviter à boire.
Tu vas à la fenêtre, moi je viens le mardi
Goûter tes friandises. Quand mon bas te caresse
S’ouvre ta gourmandise ; ta main gantée me presse
Le sein fort dénudé… Le geste s’enhardit.
Quand le vin coule à Flo’, ni consulat console
Ma capitale « cool » ; c’est « to loose » qui vous colle ;
Ni bar seul « on the road », ni Beaux Arts a daurade
Frétillant en Garonne (Capitole est en rade).
De nos yeux Saint Sernin, imbibés de tendresse,
Sort un regard bien vide des lendemains d’ivresse.
Tu cours au quotidien, sauver l’Humanité.
Moi je t’oublie d’un rien face à l’adversité.
J’aime ton Castelbou et je m’effondre après
Nos vives embouchures. Point il n’est de chagrin !
Tu ne capitules pas lorsque la Roseraie
Content, tu Matabiau ; je perds la Boulingrin.
Veronika, le 23/11/2007
Par akinorev31, Mardi 18 Mars 2008 à 12:59 GMT+2 dans Dikt -11- (article, RSS)






