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Toulouse Éthylique

 

Toulouse Éthylique

 pierre paul riquet

De bonne heure dans ton lit, tout nous sépare a dit

L’oiseau aux plumes fines, jardin d’Éden fleuri.

Tes yeux d’enfant s’allument et sort ton premier cri.

Tu vas à la fenêtre ; moi je viens le mardi.

 

 

Place Wilson chante encore le gai flot des fontaines ;

Riquet rit en retour : il se souvient à peine

Depuis quand il est là, dos à l’Observatoire ;

Place Wilson tente alors de l’inviter à boire.

 

 

 

Tu vas à la fenêtre, moi je viens le mardi

Goûter tes friandises.  Quand mon bas te caresse

S’ouvre ta gourmandise ; ta main gantée me presse

Le sein fort dénudé… Le geste s’enhardit.

 

 

 

Quand le vin coule à Flo’, ni consulat console

Ma capitale « cool » ; c’est « to loose » qui vous colle ;

Ni bar seul « on the road », ni Beaux Arts a daurade

Frétillant en Garonne (Capitole est en rade).

 

 

 

De nos yeux Saint Sernin, imbibés de tendresse,

Sort un regard bien vide des lendemains d’ivresse.

Tu cours au quotidien, sauver l’Humanité.

Moi je t’oublie d’un rien face à l’adversité.

 

 

 

J’aime ton Castelbou et je m’effondre après

Nos vives embouchures.  Point il n’est de chagrin !

Tu ne capitules pas lorsque la Roseraie

Content, tu Matabiau ; je perds la Boulingrin.

daurade

Veronika, le 23/11/2007

 

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