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CR réunion des Collectifs Antilibéraux Sud sur l Europe

Les collectifs d’Aquitaine, de Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées réunis sur le thème de l’Europe

[En vue des Européennes 2009, à Escalquens près de Toulouse le 21 juin 2008]

 (article Rouge & Vert, le journal des Alternatifs)

Nous étions une trentaine, essentiellement de Midi-Pyrénées, des gens d’horizons politiques ou associatifs disparates, qui ne se reconnaissent pas nécessairement dans les « collectifs unitaires cuals».  Les Alternatifs étaient présents au nombre de cinq.  Les échanges se sont déroulés dans un esprit constructif et les pensées parfois contradictoires se sont exprimées dans le respect et l’écoute de chacun.  Le mouvement général des débats a été vers un accord de position par rapport aux élections européennes 2009.  Un texte a pu être rédigé collégialement en fin de réunion*.

 

Ce texte n’est ni un appel ni une motion mais plus un positionnement lors d’une réunion qui ne réclame aucune légitimité décisionnelle, d’autant que les participants n’appartenaient pas nécessairement à un collectif en activité.

 

Si l’idée de rechercher une unité large aux Européennes 2009 n’a pas été contredite, ce que chacun a pu mettre derrière cette proposition balaye un large spectre d’opinions et d’évaluations de la situation.  Certains estiment que les européennes nous concernent au plus haut point et que des élus européens issus du monde antilibéral incluant des membres des collectifs constituerait une avancée décisive, d’autres pensent que le Européennes ne nous concernent pas et que « 50% d’abstention aux élections européennes en font une instance illégitime du point de vue de la démocratie».  Certains, dans la mouvance libertaire surtout, pensent que de s’accorder avec « les appareils » [entendre les partis politiques essentiellement] ne présente aucun intérêt et est un frein à l’avancée d’un mouvement qui se situe dans le champ des contre-pouvoirs.  D’autres estiment que s’engager dans une liste si elle ne réunit pas a minima le PC et la LCR est vain.  Entre les deux, des opinions intermédiaires.  L’accord commun est qu’il faudra décider une fois les contacts pris avec les éventuels partenaires.  Là encore, deux opinions se dégagent : certains estiment qu’il est du ressort des directions des partis politiques de décider des alliances pour les listes des régions et qu’il est donc vain de prendre des contacts locaux.  D’autres pensent qu’il faut au contraire susciter des possibles en prenant des contacts larges, pas seulement dans le spectre du politique, mais aussi avec les syndicats et associations intéressés. Il est souligné que chaque collectif devra décider de son action.

 

Sur quoi bâtir une participation aux Européennes ?  Cela a bien sûr été largement débattu.  La révolte qu’a suscitée le déni de démocratie qui veut que les institutions ne prennent pas en compte le résultat des référendums (Irlande) pourrait suffire à créer une dynamique lisible avancent les uns.  Des adeptes d’un projet-programme minimum font valoir que l’un n’empêche pas l’autre.  Tous se sont toutefois accordés à penser qu’il était indispensable que l’engagement dépasse le cadre des quelques personnes réunies et devait avoir pour vocation d’accompagner un mouvement populaire large.

 

L’impact de l’action des collectifs aux Européennes sur les Régionales qui suivront a été évalué de façon contradictoire, certains estimant qu’un engagement aux Européennes pourrait nuire à un bon déroulement des Régionales.

 

Un méta-sentiment général demeure parmi les participants : nous vivons une époque intermédiaire où les utopies doivent s’accompagner de méthodes diverses pour permettre le changement souhaité.  On ne peut pas tourner le dos à toutes les institutions parce qu’elles ne répondent pas aux critères de la société voulue demain : pour agir, il faut semer des graines à l’intérieur de l’existant.

 

Veronika D. de Toulouse, Midi-Pyrénées

 

 

 

*Texte de fin de journée :

 

  Convaincus que nous sommes sur le point de vivre un nécessaire changement de société et de mode de vie.

  Convaincus qu’un nouveau traité porteur de ce changement reste bien entendu possible.

 

Les collectifs se proposent, à l’occasion des élections européennes de porter ce débat avec tous les citoyens et toutes les forces politiques, syndicales et associatives qui s’accorderaient dans une dynamique unitaire et avec le désir d’élargir notre participation au delà du cadre hexagonal pour :

?       Lutter contre les désastres du capitalisme qui nous gouverne et le déni démocratique porté par les institutions européennes actuelles.

?       Proposer au peuple d’Europe une alternative réellement démocratique, écologique et solidaire, dans un cadre altermondialiste.

 

Ils se proposent à cet effet de se revoir dès Septembre.

 

Restent en débat :

?        La problématique d’une assemblée constituante.

?         La participation aux élections si l’unité la plus large n’est pas obtenue.

?        La grille minimale de mesures urgentes et "unifiantes" à proposer dans un          projet-programme.

?         Quelle place prendre le cas échéant dans le PGE ?

 

 

 

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