Voir aussi l'article:europeennes-2009-que-font-les-alternatifs-2-tour-scrutin-interne : ICI
Le résultat de la consultation 2° tour:
ALLIANCE AVEC LE NPA 41%
PAS DE PARTICIPATION 55%
La coordination des Alternatifs réunie le 28 mars a enregistré le résultat
du vote des adhérents pour les élections européennes du 7 juin :
- la position C (en l'absence d'unité large pas de participation des
alternatifs aux élections européennes) a obtenu 55% des suffrages
- la position B (en l'absence d'unité large , alliance avec le NPA) a obtenu
41% des suffrages
et 4% des militants se sont abstenus.
Ce résultat traduit le profond attachement des militants alternatifs à une
unité telle que celle qui a permis de rejeter le Traité Constitutionnel Européen
en 2005
Pour renforcer cette perspective, les Alternatifs vont s'attacher, dans les
semaines qui viennent, à développer les propositions et les actions
pour construire une gauche alternative écologique qui porte les
aspirations féministes, autogestionnaires et anticapitalistes qui sont
les nôtres.
EUROPEENNES : MODE D’EMPLOI
Les Alternatifs ont choisi, considérant que l’unité large n’était pas
réalisée, de ne pas participer aux élections européennes.
Cela signifie évidemment que personne ne peut , au nom des Alternatifs
prendre position publiquement pour l’une ou l’autre des listes et que
les militants connus comme des animateurs des Alternatifs ne
manifesteront aucun soutien public à l’une ou l’autre des listes en
présence.
Paris 28 mars 2009
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Le résultat de la consultation 1° tour tout en bas de page.
Consultation sur
les élections européennes Ceci est la reproduction d’un numéro de «Rouge et
Vert», le journal des Alternatifs, qui est consacré au débat au sein du
mouvement sur la participation aux élections européennes. Il présente donc un caractère en partie
«interne». Nous avons cependant choisi de le rendre public, afin de mettre nos
actes en accord avec nos principes autogestionnaires. ?

CONSULTATION
EUROPEENNES :
MODE D’EMPLOI POUR
LES ADHERENT-E-S DES ALTERNATIFS
Cette consultation est
organisée pour une prise de position sur la participation des Alternatifs aux
élections européennes.
Trois positions sont
soumises au vote contradictoirement :
• Position A : Si
l’unité de toute la gauche antilibérale ne se réalise pas, alliance des
Alternatifs avec le Front de Gauche.
• Position B : Si
l’unité de toute la gauche antilibérale ne se réalise pas, alliance des
Alternatifs avec le NPA.
• Position C : Si
l’unité de toute la gauche antilibérale ne se réalise pas, les Alternatifs ne
se présentent pas aux élections européennes.
Ces positions sont
éclairées par trois textes collectifs mais le vote porte sur les positions, non
sur les textes. Les comités et
Fédérations doivent organiser des réunions de discussion et de votes si
possible les 18, 19 ou 20 Mars, et s’organiser pour récolter les votes.
Les militant-e-s
isolé-e-s disposent d’un bulletin qu’ils peuvent envoyer directement au
National.
Sont pris en compte
les votes exprimés.
Votent les
adhérent-e-s 2008 à jour et les nouveaux-elles adhérent-e-s 2009 dont la carte
est remontée et payée au National (dernier délai le samedi 15 Mars).
Les votes collectifs
(fédérations, comités) ou individuels (adhérent-e-s isolé-e-s) sont transmis
par courriel ( contact@alternatifs.org ), fax (01 43 57 64 50) ou papier (Les
Alternatifs, 40 rue de Malte 750011 Paris).
La consultation est
close le samedi 21 mars à minuit mais les fédérations participant à la
coordination du dimanche 22 Mars peuvent communiquer leur vote à à ce moment.
Une coordination des
Alternatifs se réunit le dimanche 22 Mars, de 10h à 16h au 40 rue de Malte
Paris 11ème. Si une position obtient plus de 50% des exprimés, elle est adoptée
et la coordination travaille à sa mise en oeuvre.
Si aucune position ne
dépasse 50% des exprimés, la coordination prépare la phase suivante de la
consultation : une seconde consultation rapide est organisée sur les deux
positions arrivées en tête.
Le vote est clos le
samedi 28 Mars à 10h et une réunion des Alternatifs est organisée le samedi 28
Mars. Dans cette hypothèse, les
contributions éclairant le choix des adhérent-e-s seront transmises sur la liste
électronique «infos», charge aux comités et fédérations de les diffuser, et
envoyées par voie postale aux miltant-e-s isolé-e-s. ?
Bulletin pour les
militant-e-s isolé-e-s :
? Position A : Si
l’unité de toute la gauche antilibérale ne se réalise pas, alliance des
Alternatifs avec le Front de Gauche.
? Position B : Si
l’unité de toute la gauche antilibérale ne se réalise pas, alliance des
Alternatifs avec le NPA.
? Position C : Si
l’unité de toute la gauche antilibérale ne se réalise pas, les Alternatifs ne
se présentent pas aux élections européennes.
Nom
............................................... Prénom
...............................................
département
................................................................................................
A renvoyer aux
Alternatifs au 40 rue de Malte Paris 11ème. Seuls les bulletins arrivés rue de
Malte le samedi 21 Mars seront pris en compte.
ÉLECTION
EUROPÉENNE POSITION A
Position a: En
l’absence d’unité large, alliance avec le Front de Gauche
AVEC UN ”FRONT DE
GAUCHE” PLURALISTE, PRESERVER L’AVENIR :
- CELUI DE L’UNITE DE
LA GAUCHE DE TRANSFORMATION SOCIALE ET ECOLOGISTE
- CELUI DE LA
CONSTRUCTION DU COURANT AUTOGESTIONNAIRE
- Nous ne trouverons pas de solution pleinement satisfaisante pour ces
élections européennes : comme nous l’affirmons depuis le début, seule une liste
unique de la gauche « de gauche » pourrait être une réponse à la hauteur de
l’enjeu. Déjà partis, le « Front de gauche » et le NPA ne nous laissent que la
possibilité de les rejoindre ou non. On peut regretter qu’il n’ait pas été
possible de construire une dynamique autour de l’appel
Politis pour une autre Europe, ce qui nous aurait placé dans une autre
posture que celle de devoir faire un choix par défaut.
- Pour différentes raisons : difficultés du « ralliement » à une offre
politique sur laquelle on pèse peu, message brouillé, crainte de provoquer des
ruptures dans notre organisation, la tentation première est sans doute de «
laisser passer l’orage ». Mais il faut bien dire que cette « solution »
entérinera le fait que nous ne serons que spectateurs impuissants d’une
échéance qui nous dépasse, bref questionne notre « utilité » dans le paysage
politique ...
- Ce n’est pas cette position de repli que nous avions choisie pour les
Présidentielles, où après un échec à peu près similaire des perspectives
unitaires, nous avions été de ceux qui n’avaient pas voulu céder devant les
responsables de la division. Nous savions que la campagne Bové aurait bien des
limites, mais nous avions maintenu le cap.
- Aujourd’hui la situation présente à la fois des similitudes (la
division) et des différences. Si du côté du NPA, on « bétonne » pour empêcher
une vraie liste unitaire, on peut reprocher tout ce qu’on veut au Front de
gauche, mais pas de chercher à casser l’unité. La tonalité est plutôt à
rechercher le maximum de partenaires (ne serait-ce, pour le PG, que pour se
dégager d’un tête à tête exclusif avec le PCF). Il faut bien prendre en compte
cette dissymétrie : les uns (front de gauche) s’affi rment POUR l’unité de la
gauche de transformation sociale et écologiste - et c’est bien jusqu’ici un de
nos axes stratégiques, réaffi rmé au congrès. Les autres (NPA) ne voient que
poudre aux yeux et confusion politique à cette stratégie, ce qui n’a jamais été
notre position.
- Si nous sommes condamnés à cette étape à « choisir » l’alliance
possible, ce n’est pas au prisme de la plateforme qui serait la plus proche de
la nôtre ... D’abord parce qu’il est bien difficile de faire un choix clair à
ce propos, car suivant les cas (tant pour les thématiques que pour les
pratiques), nous pouvons nous sentir plus proches des uns ou des autres. Ce qui
est décisif en fait, ce sont les conséquences pour l’avenir de l’alliance
conclue, au regard de nos deux objectifs principaux : les perspectives d’unité
de la gauche de transformation, et la construction du courant autogestionnaire.
- Pour éclairer notre choix, il est utile de voir aussi comment nos
partenaires potentiels peuvent percevoir notre apport : pour le NPA,
objectivement nous ne servons pas à grand-chose : La campagne se fera sur une
thématique « liste des luttes » et sur la présence médiatique de Besancenot, et
le fait que nous y soyons ou pas ne modifiera en rien le résultat final. Le NPA
n’aura de fait aucun intérêt à nous faire des concessions.
Pour le PC et le PG au contraire il y a nécessité de faire en sorte que
le titre même « Front de gauche pour changer d’Europe» corresponde à un minimum
de réalité, sauf à décrédibiliser l’exercice, comme ce fut le cas lors des
précédentes européennes.
D’où l’attention nouvelle qu’ils nous portent, y compris en nous
laissant une tête de liste (une reconnaissance réelle si on songe au rapport de
forces numérique) ...
- Le rôle du PG, avec qui nous avons de grosses différences de culture
politique, mais aussi des convergences non négligeables, est aussi important à
souligner. Pour des raisons différentes, nous nous retrouvons en phase sur la
nécessité de l’unité la plus large, y compris avec le NPA.
Quant au ralliement au Front de gauche du courant UNIR (du moins de ses
principaux animateurs), c’est un élément qui peut crédibiliser le pluralisme de
la campagne. Il serait d’ailleurs étrange que nous nous rallions à l’actuelle
majorité du NPA au moment où sa minorité unitaire rejoint le front de gauche !
- Sur les conséquences pour notre courant : une alliance avec le NPA
dans une phase d’affirmation identitaire sur des bases « gauchistes » (souvent
en régression par rapport à ce qu’était la LCR) serait une rupture avec la
stratégie redéfinie au congrès, nous enfermant dans une posture protestataire.
Comme pour LO en son temps, c’est la construction du NPA qui, pour lui, est à
elle seule la réponse politique aux problèmes de l’heure, et nous n’avons pas
de place dans ce projet politique. La participation au Front de gauche,
notamment si celui-ci se trouvait élargi à d’autres partenaires (Unir, autres
courants de la Fédération ou écologistes radicaux) ne nous enfermerait pas dans
un cadre monolithique, tout en maintenant ouvertes un certain nombre de
passerelles utiles pour l’avenir. Au vu des conséquences sur l’avenir par
rapport à nos choix stratégiques, c’est la participation au « Front de gauche »
qui laisserait le plus de portes ouvertes, sous réserve d’une reconnaissance
réelle dans la campagne. ?
Janie ARNEGUY (30),
Gilles KUNTZ (38), Serge MAGNIER (30), Dominique MIGNOT (69), Josiane
PERES (32), Rémy QUERBOUET (44), Denis SIMONIN (974), Christophe TERRAS (83),
Alain TOULERON (69), Philippe ZARIFIAN (75)
ÉLECTION EUROPÉENNE POSITION B 
Position B : En
l’absence d’unité large, alliance avec le NPA Pour un choix clair, porteur
d’une dynamique tournée vers l’avenir
En novembre 2008, à notre congrès de
Lyon, nous avons réaffirmé l’exigence de l’unité des forces du ”Non de gauche”
de 2005 pour le rendez-vous des élections européennes de juin 2009.
Cette réaffirmation s’inscrit dans la
continuité des choix antérieurs des Alternatifs faits depuis la formidable
campagne unitaire et citoyenne de 2005.
C’est dire combien nous ne nous
résignons pas à la division de la gauche antilibérale : la bataille pour
l’unité reste très importante et nous devons en réaffirmer l’exigence sans la
moindre ambiguïté.
Caractériser la situation de division
électorale de la gauche antilibérale est une chose, mais nous savons aussi que
l’électorat au moment de voter ne sanctionnera pas nécessairement celui qui
pourrait être perçu comme le principal diviseur. Les motivations de cet électorat
lié aux mobilisations ou se reconnaissant en elles, notamment dans la jeunesse,
seront ailleurs et c’est bien la capacité à traduire dans les urnes les colères
sociales et sociétales qui l’emportera.
De ce point de vue, ce n’est pas le
Front de gauche autour de l’axe PCF-PG, plombé par le PCF, quels que soient les
efforts réels du Parti de Gauche en particulier dans le domaine écologique
-efforts auxquels nous ne sommes pas totalement étrangers-, qui captera ces
aspirations.
On peut certes considérer qu’ayant
milité pour l’unité de la gauche antilibérale, il serait compréhensible que,
faute d’unité, nous renoncions à prendre notre place dans ce scrutin. Mais cela
reviendrait à accepter la marginalisation alors que nous entrons précisément dans
un nouveau cycle économique et social et que ce scrutin est le plus important
dans l’histoire de l’UE, après les triple non français, hollandais et
irlandais.
Ce retour à la marginalisation serait
d’autant moins compréhensible que notre mouvement est en train de franchir une
étape dans son développement politique: l’importance que PCF et PG d’une part
et NPA d’autre part attachent à notre présence en est un indice.
Que la Fédération ne soit pas en état
d’y participer, nous le comprenons bien et nous le déplorons d’autant plus que pour
notre part, nous souhaitions qu’elle s’engage clairement dans le processus de
construction d’une nouvelle force politique, ce qu’elle se refuse à faire à ce
jour alors même que certaines de ses composantes – la majorité de l’ACU et une
partie de la CNCU - font le forcing pour qu’elle participe aux Européennes dans
le cadre du Front de Gauche.
Le NPA nous propose aujourd’hui sur la
base d’une discussion politique, qui nous laisse une libre parole, de conduire
la liste dans la région Ouest (Bretagne, Poitou Charentes, Pays de Loire) et ce
d’une manière autonome financièrement. Cette tête de liste nous permettra d’apparaître
d’une manière clairement identifiée et nous donnera une audience qui jusqu’à
présent nous a manqué, d’autant que les sondages - à prendre pour ce qu’ils
valent- permettent d’espérer un résultat satisfaisant.
L’élection éventuelle d’un-e député-e
permettrait enfin de nouer de véritables relations internationales avec
plusieurs formations dont nous sommes proches au niveau européen.
Nous considérons donc que la seule
voie possible et efficace pour les Alternatifs est celle d’un partenariat avec
le
NPA : c’est lui qui va capter la
radicalité et la politisation en cours, malgré son refus de l’unité, sa trop
faible reprise en compte de l’apport écologique, le formalisme de ses
références autogestionnaires et les bases boutiquières et étriquées de sa
constitution.
Ce sont ses militant-e-s avec qui
nous sommes présent-e-s dans de nombreuses mobilisations depuis plusieurs années,
c’est avec la LCR que nous avions mené campagne à l’occasion des élections
municipales de 2007 dans de nombreuses communes. De fait, c’est avec le NPA que
nous avons la plus grande proximité d’idées.
Un partenariat, ce n’est ni une
vassalisation ni une soumission : soyons sûre-s de nos convictions et de nos
engagements, n’ayons pas de complexe et voyons plutôt ce que nous pourrons gagner
à un tel partenariat : la participation à une dynamique réelle, la possibilité de
débattre et de peser sur les débats en cours dans le NPA, l’occasion de
s’adresser à un public nouveau et rajeuni et la possibilité de créer dans les
années à venir le vaste rassemblement que nous souhaitons.
Un partenariat exigeant avec le NPA sera
très largement compris autour de nous, en particulier dans la mouvance de la
gauche alternative et dans les réseaux altermondialistes, syndicaux et
associatifs alors qu’un accord avec le Front de gauche y susciterait bien des
interrogations et qu’une absence de participation à cette échéance nous y
disqualifierait pour longtemps. Elle peut donner l’occasion aux Alternatifs de
se faire connaître plus largement et de se développer.
Quant à la Fédération, il faut
souligner que ce partenariat exigeant avec le NPA peut constituer –
contrairement aux apparences - le meilleur atout pour une relance de ses
composantes sincèrement désireuses de faire de la gauche alternative une
nouvelle force politique. ?
Florence CIARAVOLA
(06), Mathieu COLLOGHAN (75), Veronika DAAE (31), Jean-Manuel FULLANA (32), Pierre
HEBERT (76), Sabine LASNIER (75), Sandrine LAVALLE (26), Richard NEUVILLE (07),
Pascale PERRIN (38), François PRENEAU (44)
ÉLECTION EUROPÉENNE POSITION C 
Position C : En
l’absence d’unité large, pas de participation des Alternatifs aux élections
européennes
Être ou ne pas être
aux européennes ? Il y a aussi d’autres choses à faire...
Après la victoire du non au TCE en 2005, face à l’aggravation de la crise
économique, sociale, écologique et démocratique, une aspiration forte existe
pour une unité porteuse d’alternative.
Comme l’affirme notre résolution de congrès de novembre 2008, « Cette déstabilisation
du système nécessite que les partisans d’une alternative sociale et politique
soient à la hauteur de l’enjeu.
L’échéance électorale européenne de 2009 doit être l’occasion de porter
dans toute la société un projet alternatif ».
Nous avons agi depuis notre congrès et nous continuons d’agir « pour
permettre que se réalise l’unité la plus large à l’élection européenne comme
dans les luttes » tout en affirmant la nécessité d’une force politique de
transformation sociale et écologique.
Il s’agit pour nous de construire un bloc social majoritaire.
Dans l’hypothèse plus que vraisemblable de plusieurs listes de « la
gauche de gauche » aux élections européennes sur des programmes voisins, nous
estimons qu’il serait incohérent de participer à cette élection avec l’une ou
l’autre de ces listes. Pourquoi ?
D’abord parce que pour cette première élection dont l’enjeu est majeur, après
les votes négatifs de la France, de l’Irlande au TCE, la présence de plusieurs
listes, dont celles du NPA et du Front de Gauche, voisines dans leurs
propositions est un échec, que nous continuons d’essayer de dépasser.
Cette absence d’unité, dans une période d’aggravation des crises, non
seulement accroît le déphasage d’une partie de la population mais faute d’une
dynamique unitaire risque d’entraîner le repli sur soi et la démobilisation.
Alors qu’une bataille européenne unitaire pourrait changer les rapports
de forces en faveur d’une autre Europe, la dispersion déboucherait dans le meilleur
des cas sur l’élection de quelques députés européens, aux pouvoirs limités et
enfermés dans la logique actuelle des institutions européennes. Devant cet échec, s’allier au NPA qui a adopté
une position d’ouverture limitée, ne se situant pas dans la perspective de la
constitution d’un bloc social majoritaire, revient à cautionner sa stratégie.
De plus, cela lui permettrait de montrer qu’il n’est pas sectaire
puisqu’il s’ouvre aux Alternatifs. Si le problème pour le NPA, et nous le
comprenons, est bien le choix du PCF de préserver la possibilité d’une alliance
avec le PS lors des régionales de 2010, en faire un obstacle insurmontable nous
paraît faire l’impasse sur la nécessité, dans le contexte actuel, de l’unité
des forces de la gauche de gauche.
S’allier au Front de Gauche nous conduit également dans une impasse. En effet, le PCF, après une démarche soi
disant ouverte, refuse de discuter avec la Fédération et tente de phagocyter le
Parti de gauche. Ce dernier, bien qu’ayant une démarche unitaire, se retrouve piégé
par son alliance originelle avec le PCF. Ce n’est pas l’arrivée éventuelle du
MRC et de quelques membres du courant UNIR du NPA qui change fondamentalement
la composition du Front de Gauche. S’allier à ce dernier revient à accepter la
volonté d’hégémonie du PCF, ce qui n’est pas plus acceptable aujourd’hui qu’en
2007.
Dans une situation où plusieurs listes de « la gauche de gauche »
seraient en concurrence, il n’y a pas lieu de s’émouvoir d’une « absence » des
Alternatifs à cette élection. Ce choix
n’implique pas pour nous de rester l’arme au pied, ni d’attendre le lendemain
de l’élection.
C’est participer aux luttes, aux meeting pour les européennes, c’est
diffuser dans la population nos positions rouges et vertes et notre volonté
d’unité au-delà des élections.
Nous continuerons aussi à oeuvrer à l’élargissement d’une force sociale
et écologique à travers la construction de
La Fédération, force naissante et par définition non aboutie.
Notre engagement dans La Fédération concrétise aujourd’hui notre volonté
«d’ouvrir une perspective certes partielle mais indispensable pour permettre la
convergence de militants et militantes et forces disponibles pour un pas en
avant politique et organisationnel » (résolution au congrès de Lyon, novembre
2008), vers une organisation rouge et verte.
Car il ne saurait y avoir sortie de crise et changement social réel sans
que l’approche écologique soit au coeur de la démarche.
Pour donner quelques exemples :
Développement des rapports nord / sud dans une perspective
altermondialiste.
Encouragement à l’économie sociale et solidaire.
Reconversion de certaines industries comme celle de l’automobile.
Bref la mise en oeuvre d’un alterdéveloppement, « mise en harmonie,
reproductible et dynamique », du développement humain dans son rapport à la terre. Nous ne nous résignons donc pas à la division
et portons jusqu’au bout l’exigence d’une liste unitaire. Dans ce contexte ne
pas participer à ces élections européennes est pour nous un véritable choix
permettant de préserver l’avenir.
Au-delà des européennes, travaillons ensemble, luttons ensemble. Mais refusons
de nous engager dans des impasses. ?
Christiane
BATAILLARD (01), Pénélope (26), Bernard CARON (62), Yves IMBERT (32),
Jean-Louis LEBOURHIS (92), Bernard MACRET (38), Roland MÉRIEUX (75), Daniel
ROMET (07), Yvette ROSSIGNOL (81), Pierre SALMERON (75).
Dialogue NPA-Alternatifs
Des délégations des
Alternatifs et du NPA se sont rencontrées à deux reprises. Le NPA ayant proposé
aux Alternatifs de réagir à la Résolution Européenne du NPA, l’Exécutif des
Alternatifs adressait le texte ci-dessous le 02/03/09 au NPA, qui y répondait
le lendemain. Une proposition a été
communiquée par le NPA :
Proposition du NPA
Suite aux deux réunions de travail entre les
délégations du NPA et des Alternatifs sur les élections européennes, le NPA
nous a communiqué la position de son comité politique national :
Pour information, le CPN du NPA réunit ce samedi 7
mars 2009 confirme aux Alternatifs la proposition d’accord pour les prochaines
élections européennes : autrement dit la tête de liste de la région grand Ouest
ainsi que des candidat-e-s sur l’ensemble de nos listes.
Si accord il y a, les Alternatifs assureront le
financement de cette campagne sur cette région. Une résolution globale sur les
élections européennes incluant cette proposition a été adoptée. Lors de nos
discussions de ce jour, il a été rappelé par l’exécutif (du NPA) entre autre
que cet accord était souhaitable.
LETTRE DE L’EXECUTIF DES ALTERNATIFS AU NPA
le 2 mars 2009
Cher-e-s camarades ;
Nous engageons le débat sur votre résolution «
européennes » et nos positions dans le cadre de l’élaboration commune d’une
campagne unitaire aux élections européennes. L’unité des forces et militants du
« Non de gauche » au TCE que nous appelons toujours de nos vœux nous semble en capacité
de produire un changement profond des rapports de forces dans le cadre de cette
élection. Elle nous paraît aussi toujours légitime sur le fond. Nous
souhaitions rappeler la nécessité de cette unité.
Votre résolution politique en vue des élections européennes
comporte un grand nombre de positions qui peuvent permettre une convergence avec
les nôtres, nous apprécions en particulier l’équilibre réalisé entre objectifs
sociaux et écologistes, et avons eu l’occasion de vous indiquer notre accord
avec la perspective d’une convergence durable entre forces de la gauche
anticapitaliste et de l’écologie radicale.
Comme convenu nous vous faisons parvenir quelques
éléments qui ,de notre point de vue, méritent débat.
Sur le plan économique et social nous jugeons essentiel
de défi nir une démarche d’appropriation sociale à caractère autogestionnaire,
qu’il s’agisse de l’intervention des usager-e-s et salarié-e-s ainsi que des
représentant-e-s des pouvoirs publics dans la gestion des services publics,
mais aussi du système bancaire approprié socialement qui doit être une priorité
programmatique, et des entreprises gérées par leurs salarié-e-s, le
développement d’un tel secteur étant pour les Alternatifs un levier essentiel
vers une société socialiste autogestionnaire.
Votre programme propose un vaste plan de nationalisations
avec cette fois-ci des services publics européens. Ce n’est pas un mince
programme : « les transports aériens, les chemins de fer, les transports fluviaux,
l’énergie, l’eau, les télécommunications, les trusts pharmaceutiques... »).
Nous pensons indispensable de préciser le contenu réel du fonctionnement et des
objectifs réels des entreprises de service public, en s’appuyant sur le bilan
critique des entreprises de service public actuelles (SNCF et La Poste en
France), qui sont davantage de l’ordre d’un service étatiquement défi ni, que d’un
véritable service public proche des usagers concernés et des citoyens.
Dans la liste des revendications sociales, on trouve
« l’interdiction des licenciements ».Cette question fait débat au sein de la
gauche radicale pour notre part nous privilégions le triptyque
· rétablissement de l’autorisation administrative de
licenciement
· renforcement des droits des travailleurs et de
leurs organisations au sein de l’entreprise y compris le veto suspensif sur les
licenciements
· instauration de la sécurité sociale
professionnelle revendiquée par la CGT et Solidaires .
En tout état de cause il est nécessaire de proposer
ce nouveau type de contrat de travail à durée indéterminée. Nous ne trouvons
pas de proposition dans ce sens dans le texte du NPA.
N’ignorant pas l’importance que vous accordez à
l’interdiction des licenciements nous pensons qu’une prise de positions commune
devrait permettre de mettre en évidence les propositions portées par les
diverses organisations parties prenantes d’un accord.
Sur le plan de l’urgence écologique votre texte comporte
une série de revendications que tous les écologistes radicaux partagent il n’en
demeure pas moins qu’une remise en cause plus concrète du modèle actuel de
croissance nous semble nécessaire axée sur trois questions
· qui décide
· que produire
· des modes de consommation alternatifs
Quant au chapitre sur l’Europe démocratique si nous
sommes tout à fait favorables à la perspective d’une constituante européenne, nous
souhaitons une campagne offensive sur des questions que votre résolution
n’évoque pas :
· référendum d’initiative populaire
· autogestion, et formes nouvelles de démocratie.
Nous souhaiterions par ailleurs souligner trois points
qui nous interrogent à la lecture de votre texte : la question des alliances
européennes, des alliances françaises et le rôle d’élu-e-s anticapitalistes.
Vous évoquez des discussions en vue d’une possible
« apparition commune lors de ces élections » de toutes les forces
anticapitalistes en
Europe. Si nous partageons le souhait que la
dimension européenne de cette échéance électorale ne soit pas totalement
oubliée au profi t d’enjeux nationaux et trouvons pertinente l’idée d’une
apparition européenne commune dans plusieurs Etats, nous nous interrogeons
cependant quant aux participants potentiels à une telle initiative. Ainsi, des
rumeurs font état d’une « apparition commune » NPA/SWP. Cela impliquerait sans doute des prises de
positions communes des deux listes or les positions du SWP sur certains points
(par exemple son rejet du projet de deux états Palestinien-Israélien, l’absence
de réserves sur le Hamas, la stratégie d’alliance avec des courants
fondamentalistes ...) nous semblent impossibles à porter ensemble.
Nous souhaiterions vivement connaître l’état
d’avancement de ses discussions, vos interlocuteurs et le mode d’intervention commun
imaginé. Dans le cadre de votre
participation aux élections européennes, vous souhaitez réaffirmer votre « indépendance
par rapport aux partis ”sociaux-démocrates” et à leurs alliés ». Cette formulation
nous interroge : puisqu’il ne s’agit pas, bien entendu, d’une question
organisationnelle ou programmatique, nous supposons qu’il faut entendre pas «
indépendance » le refus d’alliance électorale. Ce refus, outre les
Sociaux-démocrates, s’étend « à leurs alliés », sans
précisions de cadre ou de temps. Nous supposons que ces « alliés » ne
s’entendent pas comme les colistiers des sociaux-démocrates dans cette échéance
électorale mais plutôt à ceux qui participent ou ont participé ou pourraient
participer avec les sociaux-démocrates à des gestions communes d’exécutifs. En d’autres termes, cela désigne, en France, le
PCF et le PG, et au niveau européen une écrasante majorité des écologistes de
gauche nordiques et des organisations communistes ou post-communistes dans
toute l’Europe.
Cela impliquerait donc le refus de votre part d’une
campagne européenne de l’ampleur et de la diversité du non de gauche. Nous
souhaiterions connaître là aussi plus précisément votre position par rapport au
PCF et au PG.
Outre la question des alliances, nous nous interrogeons
sur l’absence de mandat donné à vos futurs élu-e-s anticapitalistes dans ce texte.
Si nous pensons, tout comme vous, que les échéances
électorales ne sont pas les seuls espaces de mobilisations et que les luttes
sociales sont un lieu déterminant de résistance et de conquête, il nous semble
qu’avoir des élue-s signifie aussi prendre des engagements dans la mandature.
En effet, élire des militant-e-s pour qu’ils fassent de leur hémicycle une
tribune non seulement nous paraît bien trop limitatif, mais en plus nous semble
une stratégie à peu près intenable dans une structure aux dimensions si
technocratiques que les instances européennes. Qui suivrait sur la durée des
commissions si, in fi ne, il ne s’agissait uniquement de voter systématiquement
« contre » ?
Non seulement des majorités de circonstance sont
possibles sur certains sujets (l’accès à la contraception et au droit à
l’avortement, les moratoires sanitaires sur les OGM, les garanties de certaines
libertés individuelles ...) mais c’est aussi le rôle d’un-e élu-e- que de
batailler – outre les prises de positions de principe pied à pied sur chaque
élément de réformes. Et nous savons que dans les réformes européennes, le
diable se cache parfois dans les détails.
De plus, il nous paraîtrait légitime que, dans le
cadre d’une campagne européenne, une liste anticapitaliste porte non seulement
un contre-projet global, mais aussi ses positions sur les réformes entreprises
par l’Union Européenne, non seulement pour être crédible mais aussi pour
utiliser le cadre de la campagne pour faire avancer des points concrets. Par
exemple, nous pensons qu’évoquer la suppression de la PAC, implique de préciser
la structure qui la remplacerait (sa nature, sa composition, ses objectifs). De
même, affirmer la reprise en main de la banque centrale par un cadre
démocratique implique aussi de préciser quel type de politique économique on la
souhaite voir jouer. Ou encore, se référer à la notion du « mieux-disant
communautaire » pour l’harmonisation des droits européens par le haut implique
de donner des exemples concrets. Sans
rentrer dans un programme détaillé, nous souhaitons avancer sur le mandat donné
à des élu-e-s anticapitalistes européen-ne-s.
Nous espérons que nous trouverons un cadre commun
pour poursuivre ce dialogue et l’ouvrir à d’autres forces.
Veuillez recevoir, chers camarades, nos salutations
autogestionnaires.
L’exécutif des Alternatifs.
ÉLECTION EUROPÉENNE
NPA/ALTERNATIFS
LE 3 mars 2009
Cher-e-s Camarades,
Nous avons examiné
avec attention les observations que vous nous avez adressées et sur lesquelles
vous sollicitez des précisions de notre part.
S’agissant de la
démarche d’appropriation sociale que nous proposons, en particulier la création
d’un important secteur public dans des domaines comme les transports,
l’énergie, l’eau,..., nous avons indiqué, dans les Principes fondateurs du NPA,
que le fonctionnement de ces entreprises de service public doit s’exercer «
sous le contrôle des salariés et de la population qui en assumeront la
propriété et en assureront la gestion dans le cadre d’une planification démocratique..
»
Nos Principes
fondateurs décrivent le socialisme du XXIe siècle auquel nous aspirons comme «
le pouvoir des travailleurs et travailleuses dans tous les domaines et à tous
les échelons de la vie politique, économique et sociale. C’est la démocratie
des producteurs/trices associ-e-s décidant librement et souverainement quoi produire,
comment et à quelles fins. (...) Dans le cadre d’une nouvelle organisation de
la société, dont la finalité sera l’utilité sociale et non plus le profit, les
producteurs et les citoyens, autonomes et responsables, décideront de
développer les activités économiques qui bénéficient à la collectivité et écarteront
celles qui mettent en danger les populations et leur environnement. Le
socialisme que nous voulons ne propose nullement un développement illimité de
la production, mais se fonde au contraire sur la satisfaction écologique des
besoins sociaux : c’est un écosocialisme. » Notre volonté est de préparer «
l’autogestion par les travailleurs et la population »
S’agissant de
l’interdiction des licenciements, nous précisons que cette proposition ne coûte
pas un centime si les entreprises concernées font du profit (il s’agit alors de
limiter celui-ci). Si elles annoncent des déficits, encore faut-il que ceux-ci
soient réels, et pas créés par des mouvements entre secteurs de la même
multinationale. La question est semblable si le déficit concerne des
sous-traitants (lesquels, la plupart du temps, ne dépend que d’un seul gros
donneur d’ordre). La vérification de ceci suppose la transparence absolue des
comptes, donc le contrôle par les travailleurs de ceux-ci et la fi n de
l’épaisse opacité de la gestion capitaliste. Une très grande partie de l’emploi
salarié privé serait couverte par ces mesures.
Pour le reste, qui
nous est si souvent opposé (une petite entreprise de plomberie qui connaîtrait
des difficultés) il faudrait combiner deux types de mesures. La première est
une réorientation du crédit que permettrait la maîtrise publique avec une
banque unique socialisée. La seconde serait la constitution d’une quatrième
branche de la sécurité sociale pour couvrir ces risques, financée par le seul
patronat. Au lieu que les pertes soient socialisées sur l’ensemble de la population,
elles le seraient au sein du seul patronat.
De plus le blocage des licenciements ne fait pas que coûter, il y a un
bénéfice, même au plan purement économique : moins de chômage, plus d’impôts,
et de la consommation supplémentaire.
Une prise de
position commune entre les Alternatifs et le NPA pourra mettre en évidence les propositions
respectives portées par nos deux organisations sur cette question,
S’agissant de
l’urgence écologique, nous nous permettons une nouvelle fois de renvoyer à nos
Principes fondateurs déjà cités ainsi qu’au chapitre « urgence écologique » de
notre Résolution générale sur la situation politique et sociale. D’une manière
générale, dans la société que nous proposons comme alternative au système
existant, le questionnement sur la nature et les finalités de la production
comme de l’échange relèveront de la libre détermination des citoyens,
travailleurs et usagers. Nous voulons une société où la valeur d’usage se
substitue à la valeur d’échange. Notre Résolution politique et sociale inscrit l’éducation
à des modes de consommation alternatifs comme une priorité.
L’Europe
démocratique à laquelle nous aspirons implique non seulement un processus
constituant qui rendrait aux peuples leur pouvoir de décider en cette matière,
mais bien évidemment, une remise en cause des traités en vigueur et des
institutions existantes.
Nous pensons que
l’indispensable débat sur une démocratie européenne doit offrir l’opportunité
d’étudier des formes nouvelles de démocratie, tout en vérifiant que certaines
d’entre elles ne produisent pas des effets contraires aux objectifs poursuivis
(quid d’un référendum d’initiative populaire sur la réintroduction de la peine
de mort ou l’expulsion des immigrés ?).
Quant aux alliances
éventuelles, elles ne peuvent être débattues sur la base de rumeurs, mais à
partir de démarches concrètes susceptibles d’une analyse contradictoire. Pour
l’heure, examiner l’hypothèse d’une alliance avec le SWP n’a aucune pertinence,
ce parti ne se présentant pas aux élections européennes.
S’agissant de notre
position par rapport aux partenaires potentiels dans une campagne européenne,
nous rappelons la résolution adoptée à ce propos lors de notre congrès
fondateur qui trace un cadre pour une négociation sur une unité à l’abri de
l’ambiguïté et de l’aléatoire : une unité sur un contenu précis,
anticapitaliste et antiproductiviste, qui aborde avec une égale intensité les
questions sociales et les questions écologiques ; une unité aussi forte dans
les luttes que sur le terrain électoral ; une unité qui s’inscrive dans la
durée. Une unité qui serait remise en question lors des échéances électorales
suivantes enlèverait à nos yeux toute crédibilité à la volonté de combattre
durablement le capitalisme, ceux qui le défendent et ceux qui s’en accommodent.
Enfin, s’agissant
du mandat donné à nos éventuelle-s élu-e-s, nous avons indiqué, dans nos
Principes fondateurs que « nous soutiendrons toutes les mesures qui
amélioreraient la situation des travailleurs, les droits démocratiques et le
respect de l’environnement ».
En vue de la
campagne électorale pour les européennes, sur la base de la résolution adoptée
par notre congrès fondateur, nous nous préparons à rédiger un programme plus
détaillé. Il va de soi que cette rédaction se fera en étroite collaboration
avec nos partenaires éventuels.
Nous soumettrons à
la réunion du Conseil Politique National du NPA le résultat de nos rencontres
sur cette question avec les différents interlocuteurs de la gauche à la gauche
du PS. Si celui-ci approuve nos conclusions, et s’il y a accord de votre part,
notre intention est de proposer qu’un accord avec les Alternatifs, outre les
précisions sur le contenu, porte sur une tête de liste dans la circonscription
Ouest, une présence de candidats des Alternatifs sur les autres listes, une
visibilité garantie aux Alternatifs pendant la campagne électorale et en
particulier une présence lors des grandes réunions publiques régionales.
Espérant que ces
précisions vous permettront de poursuivre le dialogue en vue d’une conclusion
positive, nous vous adressons, cher-e-s camarades, nos salutations
révolutionnaires .?
Pour le Comité
exécutif provisoire du NPA, Raoul Jennar et Sandra Demarcq
Les rencontres
Front de Gauche/Alternatifs :
ÉLECTION EUROPÉENNE
FRONT DE
GAUCHE/ALTERNATIFS
Deux rencontres ont eu
lieu entre les alternatifs et les PCF et PG
Le 19 février (JP
hébert, Rachel lafontaine, Roland Mérieux) et le 2 mars (jp hébert, henri
mermé, nathalie Marcu)
Lors de la première
réunion PCF/PG nous ont présenté un premier texte sur lequel nous avons ensuite
envoyé cinq amendements (texte joint intitulé « 5 points essentiellement ») une
part de ces amendements ont été repris dans un texte sensiblement plus long que
nous avons de nouveau amendé (texte joint « FRONT TEXTE »,amendements en
souligné (ajouts) ou barré (retrait)) nous n’avons pas au 8 mars 19 heures le
résultat final de ces propositions.
PCF et PG sont d’accord
pour que l’accord soit un accord national, que les sigles de tous soient
présents sur les affiches, que toutes les composantes participent aux meetings
et soient présent dans les comités régionaux.
Sur l’organisation le
front de gauche après avoir d’abord proposé que nous soyons « très bien placés
mais pas en tête de liste » a finalement, suite à notre demande, accepté de
nous proposer la tête de liste dans la grande région Est. Ainsi que des places
de 5ème ou 6ème dans le Nord-ouest, 4ème dans le sud-est, 6ème dans l’ouest et
présence dans les autres listes (y compris le sud-ouest) Nous avons dit que sur ces dernières
propositions nous souhaitions être « remontés » dans les places notamment dans
le nord-ouest et l’ouest.
Les réponses à ces
questions devraient être données dans la prochaine rencontre prévue le mercredi
11 mars à 19 heures place du colonel fabien.
Cinq points
essentiellement
D’abord sur la
question du féminisme, nous proposons d’inclure dans le début du texte un
cadrage du type suivant : Pour nous la question de l’égalité homme-femme, la
nécessaire évolution des mentalités sur ce point, la fi n des discriminations, en
un mot le féminisme n’est pas une questions ‘joutant à une liste de
revendications. C’est une dimension structurante dd la société que nous
voulons. Et l’Europe nouvelle doit être une Europe féministe .
Ensuite quatre
points doivent être renforcés, nous semble-t-il :
1 une politique de
l’immigration respectueuse des femmes et des hommes, fondée sur les droits des
migrantes et des migrants : respect du droit d’asile, étendu à toutes les
formes de persécution, citoyenneté entière pour tous les résidents avec droit
de vote et éligibilité aux élections locales et européennes au même titre que
les ressortissants de l’Union européenne, une politique de régularisation des
sans –papiers à l’opposé de la politique menée actuellement et s’inscrivant
dans le carde d’une stratégique de codéveloppement. Cela implique notamment le
retrait du projet de directive sur la rétention et l’expulsion des étrangers et
l’abandon du projet de pacte européen sur l’immigration et l’asile proposé par
Nicolas Sarkozy.
2 une politique de
l’environnement tournée vers de nouveau modes de production et de consommation,
privilégiant le cadre public et développant notamment le transport ferroviaire,
et la voie d’eau, l’investissement dans les énergies alternatives
renouvelables, les économies d’énergie et la protection des milieux naturels.
3 dans le domaine
agricole, en finir avec la logique productiviste et favoriser une agriculture
paysanne qui garantisse aux agriculteurs un revenu décent. Il s’agit de tarir
les subventions à l’exportation pour arriver à une maîtrise des volumes de
production, dons la logique de la souveraineté alimentaire. Cela s’accompagne d’un
moratoire sur les cultures OGM ;
4 l’Europe que nous
voulons est une Europe pacifique donnant la priorité au désarmement et à
l’action en faveur de la paix. L’union doit refuser d’être embrigadée dans la
politique agressive des États-Unis et la défense européenne ne saurait être
sous la tutelle de l’OTAN. L’union agira en particulier pour mise en oeuvre du droit
imprescriptible du peuple palestinien à disposer d’un État souverain
indépendant et viable à coté d’Israël. Dans l’immédiat, tant qu’Israël refusera
de respecter les résolutions de l’ONU, l’union réduira le niveau de ses
relations avec ce pays.
FRONT DE GAUCHE POUR CHANGER D’EUROPE
Déclaration de principes
Les élections européennes vont se
dérouler dans un contexte de crise historique du capitalisme. Celle-ci se traduit par de graves menaces
pour nos concitoyens et pour la planète : chômage grandissant, difficultés financières
pour des millions d’entre nous, démantèlement des services publics, crise
d’importants secteurs industriels, dérèglement climatique, mise en cause des
milieux naturels et des éco-systèmes, recul des libertés publiques et de la
démocratie, atteintes à l’indépendance des médias et de la justice,
criminalisation des luttes sociales et dérive sécuritaire...
Tous ces dangers sont le résultat de choix
politiques qui placent la rentabilité financière des capitaux et la concurrence
au dessus de toute considération humaine. Multidimensionnelle, la crise est
celle de tout un modèle de développement, source d’inégalités monstrueuses, de
gaspillages incommensurables des ressources de la planète, de tensions et de
conflits dans le monde ; elle est le résultat d’une logique capitaliste qui
prône le productivisme au mépris de l’environnement, qui étend la marchandisation
et le consumérisme au mépris de l’humain et de l’intérêt général.
L’Union européenne est totalement
engagée dans ce modèle néolibéral capitaliste en échec,
particulièrement au fi l des vingt dernières années. Il imprègne ses traités,
ses structures, ses politiques. Il est réaffirmé dans le traité de Lisbonne.
Cette crise est donc aussi l’échec de l’« Europe libérale » : celle de l’ «
économie de marché ouverte où la concurrence est libre » ; celle de «
l’interdiction de tout entrave à la libre circulation des capitaux » ; celle du
libre-échange généralisé et de son corollaire : la mise en concurrence des
peuples pour tirer leurs acquis sociaux vers le bas ; celle d’une banque
centrale européenne inaccessible aux institutions publiques et totalement dévouée aux marchés
financiers ; celle d’un « pacte de stabilité » visant à faire baisser les «
coûts » salariaux et à rationner les dépenses sociales ; celle de la libéralisation
privatisation des services publics, de la déréglementation; des privatisations, celle de la
concentration des pouvoirs loin des citoyennes et des citoyens ; celle qui au
nom de la « compétitivité » fragilise en même temps que le tissu social,
l’environnement et le « vivre ensemble » lui-même.
Une exigence émerge de cette
expérience: « il faut changer d’Europe ! ». Cette exigence est majoritaire en
France depuis 2005 et elle ne cesse de grandir à travers le continent. Des millions d’hommes et de femmes se mobilisent
pour faire entendre leur colère, leur soif de justice et de changement. Ces mouvements
sociaux sont en plein essor. Ils appellent des réponses politiques à la hauteur
des exigences de l’heure.
Les forces de gauche sont ainsi
confrontées à un triple défi : celui de se montrer utiles aux peuples dans une
situation qui s’annonce comme devant être de plus en plus dramatique ; celui
d’être capables de gagner la bataille des idées sur les choix stratégiques à
faire pour s’attaquer aux racines du mal, celui de réussir à rassembler autour
de ces choix suffisamment de femmes et d’hommes pour ouvrir une perspective de changement.
C’est dans ce contexte que vont se
tenir les élections européennes du 7 juin prochain. Elles constituent
l’occasion par excellence pour nos concitoyennes et nos concitoyens d’exprimer
avec force et dans la clarté quelle politique ils entendent sanctionner et
quelle Europe ils souhaitent construire. C’est pour créer les conditions d’une
telle dynamique que les organisations signataires de la présente déclaration
ont décidé d’unir leurs efforts dans un « Front de gauche pour changer d’Europe
». Ce Front reste ouvert à tout autre parti de gauche partageant ces objectifs
et cette démarche. Il vise à rassembler les citoyennes et les citoyens des
courants politiques progressistes et écologistes radicaux, du mouvement syndical,
social et associatif qui partagent cette ambition.
Ce que nous voulons, c’est d’abord
faire de ce scrutin un bras de fer entre notre peuple et Nicolas Sarkozy.
Celui-ci incarne, en effet, parfaitement ce « modèle libéral », et entend – si
on lui en laissait le loisir – le pousser jusqu’à l’extrême. Chaque vote pour
le Front de Gauche, le 7 juin prochain, sera, en premier lieu, un «carton rouge
» à Nicolas Sarkozy.
Ce que nous voulons, dans le même mouvement,
c’est faire de ce vote l’expression du NON de gauche au traité de Lisbonne –
cette réincarnation de l’ex-traité » constitutionnel – au sujet duquel le
Président de la République a prétendu priver notre peuple de la parole, avec
hélas la complicité de la majorité des parlementaires socialistes, verts et
radicaux de gauche lors du Congrès de Versailles.
Ce que nous voulons, c’est indiquer une
autre voie pour la gauche que celle qui accompagne en France et en Europe, la
construction libérale de l’Union européenne en soutenant les traités actuels. C’est affirmer une vision nouvelle de la
société et de l’Europe permettant de faire prévaloir l’intérêt général et la
souveraineté populaire.
- Notamment nous affirmons la place centrale
dans cette vision nouvelle du combat contre l’obscurantisme qui dénie encore
aujourd’hui au femmes la place qui est la leur : Le féminisme est constitutif de
toute transformation sociale. Changer l’Europe passe par la reconnaissance de l’égalité
des droits entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la vie. Pour obtenir une égalité réelle, il faut
tirer vers le haut TOUS les droits. Chaque femme vivant en Europe doit pouvoir
bénéficier des lois les plus avancées pour les femmes dans les pays de l’Union.
L’Europe doit être anti-patriarcale : les femmes doivent pouvoir se faire entendre
et participer à égalité aux prises de décisions, avec des lois contraignantes.
Les associations féministes doivent être reconnues comme des partenaires
sociétales. Nous demandons que l’Europe lutte contre les violences sexistes, au
moyen de loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Nous voulons qu’elle
fasse respecter le droit des femmes à l’IVG et à la contraception libre et
remboursée et qu’elle légifère contre la prostitution.
Dans cette campagne nous mettons
l’accent sur quelques idées force, clairement de gauche et républicaines :
- L’impératif social : Au niveau de
chaque nation comme sur le plan européen, tous les instruments disponibles
doivent être mis prioritairement contre la précarisation de très larges
couches de la population (multiplication des CDD, des temps partiels, des
stages non ou peu rémunérés) au service de l’emploi, de sa qualité
et de sa sécurisation ainsi que de la promotion des capacités humaines :
formation, éducation, santé, culture, recherche, logement, salaire décent,
conditions de travail humaines, retraites dignes. Cela vaut tout particulièrement pour les
moyens financiers et les pouvoirs d’intervention des citoyens et des salariés dans l’entreprise, sans lesquels ces
priorités resteraient des voeux pieux. Une logique de gauche doit notamment
viser à se servir du crédit pour orienter la gestion des entreprises dans le sens
de ces nouvelles priorités, et ce depuis les régions jusqu’à la BCE. Elle doit
également tendre vers une maîtrise publique du système bancaire, la BCE devant
être soumise à un contrôle parlementaire.
Face à la crise il faut mettre en
oeuvre un vrai bouclier social au plan européen; engager une harmonisation
sociale par le haut; remettre en cause le dogme du libre-échange, développer, améliorer et démocratiser les services publics
et enrayer immédiatement le processus de libéralisation de ces services.
- L’impératif écologique : les
engagements réclamés par la communauté scientifique mondiale pour lutter contre
le réchauffement climatique doivent être tenus. L’appel aux mécanismes de
marché, privilégié par l’union européenne, montre ses limites et ses effets pervers.
Nous demandons que la crise ne serve pas de prétexte pour ne pas entreprendre les
transformations nécessaires, en particulier les investissements dans les
énergies renouvelables et propres ; les économies d’énergie ; le développement
du transfert ferroviaire et de la voie d’eau ; la protection des milieux
naturels ; ainsi que la promotion de l’agriculture paysanne, non soumise à la logique
productiviste et qui garantisse aux agriculteurs des prix rémunérateurs. Il
faut tarir les subventions à « l’agrobusiness », maintenir un moratoire sur les
cultures OGM et s’inscrire dans une logique de souveraineté alimentaire.
- L’impératif démocratique : la
démocratie c’est le pouvoir du peuple. Or les institutions européennes
actuelles organisent le contournement des citoyens en confiant des pouvoirs
essentiels à des personnes non élues. A l’inverse, nous estimons que la démocratie
repose sur la citoyenneté. Dans l’Union européenne, aussi bien les politiques de
coopération entre les Etats que les politiques intégrées doivent être
contrôlées par les citoyens et soumises à la souveraineté populaire.
[Paragraphe modifié et déplacé]
- L’impératif solidaire. Il vaut à
l’intérieur de chaque société : lutte contre l’exclusion sociale, la précarité
et pour l’égalité effective des droits ; politique de l’immigration
respectueuse des femmes et des hommes et particulièrement du droit d’asile ;
citoyenneté pour tous les résidents avec droit de vote et d’éligibilité aux élections
locales et européennes au même titre que les ressortissants de l’Union
Européenne ; régularisation des « sans papiers » s’inscrivant dans une
stratégie de Co-développement. Il vaut naturellement au sein de l’union
européenne : à la fois entre les nations qui la composent et vis à vis des
autres peuples du monde. A cet égard, la « directive retour » mérite bien le
nom, qui désormais l’affublera jusqu’à sa nécessaire abrogation, de « directive
de la honte ».
- L’impératif pacifique. L’Union
européenne doit refuser de se laisser embrigader dans la politique militariste
des Etats-Unis. Elle ne doit pas tolérer l’installation d’un « bouclier antimissile
» sur son territoire, mais doit, au contraire, s’engager fermement en faveur de
la relance du désarmement. L’Europe doit rompre avec l’atlantisme et
l’alignement sur l’OTAN. La politique
extérieure européenne doit se fonder sur le droit international, en particulier
au Proche Orient : elle doit s’engager de façon résolue – en usant de tous les
instruments politiques et économiques à sa disposition y compris en mettant un
terme aux accords de coopération avec Israël tant que ce pays ne respectera pas
le droit international – en faveur du respect du droit imprescriptible du
peuple palestinien à un Etat viable, souverain et démocratique, sur les
frontières d’avant juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, à côté de
l’Etat d’Israël dans une reconnaissance mutuelle de ces deux Etats et par tous
les Etats de la région.
C’est dans cette perspective pacifique
que nous défendons une Europe laïque : c’est non seulement une des conditions
indispensables pour construire un espace démocratique européen qui garantisse
la liberté de conscience et l’égalité des citoyens quelque soient leurs convictions
philosophiques et religieuses, mais c’est aussi le fondement d’une vision
pacifique des relations internationales à l’opposé du prétendu « choc des
civilisations » Sur la base de ces
objectifs, nous voulons faire élire, le 7 juin, un grand nombre de parlementaires
du « Front de Gauche pour changer d’Europe » qui siégeront au sein du même
groupe de « la gauche unitaire européenne » du Parlement de Strasbourg
En un mot nous voulons contribuer à changer
la donne en Europe et en France, nous mettre en
situation d’agir en faveur des
transformations profondes que la situation de crise requiert, nous voulons agir
pour une Union européenne utile à notre peuple, utile aux citoyens européens,
utile au monde, utile à la paix.
Par ailleurs, nous avions omis lors de
notre première rencontre de parler de la nécessité de nouvelles institutions
européennes.
- Les institutions actuelles de l’Union
doivent être totalement remise en cause et un processus constituant mis en œuvre
avec l’élection d’une Assemblée européenne constituante.
Il n’y a pas eu de réponse à la date du 9/03/09 aux demandes de modifications
proposées par les Alternatifs (ici
en rouge).
Je n'ai pas signé la contribution B
parce qu'il est bien que des camarades nouvelles et nouveaux s'engagent dans le
débat, mais je persiste.
Je vous fais part, pour la dernière fois
avant le vote, de quelques remarques
1/ Le débat en coordination des
Alternatifs était serein et politique, sans anathèmes, sentimentalisme, ni caricatures.
J'étais hier a Lyon, invité prudent
d'un meeting du front de gauche, et comme tous les militant-e-s des Alternatifs
présent-e-s j'ai pu vérifier que nous avions toutes les raisons d'être dans la
même organisation (ce serait bien que les camarades du Rhône envoient un bref
compte rendu)
Le débat sur le net exacerbe les
postures, et bons mots : vigilance.
2/ Nous passons notre temps a défendre l'unité
large : donc veillons ne pas trop caricaturer, unité large cela veut dire unité
avec les abominables sectaires du NPA, les mort-vivants du PCF, et les ultra
républicains du PG. A long terme il
faudra faire avec, même si nous savons pourquoi ne militons pas chez les uns et
les autres.
3/ La question des rapports avec la fédération
n'est pas simple sur le plan éthique comme sur le plan politique.
Je pense qu'elle va être un espace de
débat et d'initiatives utile, qu'il faut être actifs dans les processus locaux
et que nous n'avancerons pas avec tous vers une forces politique alternative.
Beaucoup de ses composantes sont très
loin de l'idée d'une organisation (et la fédération peut se trouver paralysée
comme outil politique par ce simple fait, un exemple : bilan du meeting de Montreuil
déficit 17 000 euros, engagement des Alternatifs si nécessaire 17.000
euros, apport du MAI : 0, Ecologie Solidaire : 0, Alterékolo : 0 ACU et CNCU :
à venir.... sans parler du tropisme PCF de membres de l'ACU et de la CNCU.
Je n'exclue pas que si les
Alternatifs ne participent à aucune liste la tentation soit forte de la part de
quelques partenaires de la Fédération d'occuper les strapontins laissés bien
chauds dans le front de gauche, sous réserve que le PCF leur ouvre la porte
(mais j'espère me tromper).
Donc dépasser les Alternatifs dans
une ORGANISATION alternative large et
DEMOCRATIQUE (pas une armée mexicaine
!) après vérification d'accords de fond, sans doute mais les dissoudre dans les
faits dans la Fédération : casse cou !
4/ Pour le reste, je pense plus que jamais que
nous raisonnons trop ne fonction d 'un milieu mitant antilibéral assez
restreint (quelques dizaines de milliers de personnes, expérimentés certes mais
qui ne se renouvellent pas (j'en suis) l'intérêt des Alternatifs c'est d'avoir travaillé
modestement quelques pistes, autogestion, altermondialisme, rouge et vert, plus
récemment articulation avec le féminisme, qui sont plus riches que le ronron
antilibéral, et d'avoir commencé a être vaguement
identifiables (merci Mathieu) dans de nouvelles couches militantes.
Je ne crois pas a une dynamique
autour du Front de Gauche, la radicalisation modérée se portera sur le PS et la
radicale sur le NPA et son éventuel allié.
J'assume un désaccord de fond avec le
NPA sur la question d'une bloc sociale et politique majoritaire (qu'il n'évoque
pas) mais ne crois pas que le PCF (malgré des milliers de militant-e-s de
valeur) soit un rempart contre la bipolarisation alors que son déclin
historique le colle au PS.
5/ C'est pour tenter une nouvelle progression que
suis partisan de l'accord avec le NPA aux européennes, dans un contexte de
radicalisation sociale et politique et dans une démarche rouge et verte.
A la différence d'autres camarades
sur la même position j'attache par ailleurs une grande importance aux relations
avec le PG, malgré les désaccords, parce que ce parti a été unitaire et correct
dans la période récente. Mais c'est une histoire à plus long terme, si ils se
tirent bien de leur tentative front de gauche.
Cela dit il va de soi que toute
position retenue par les Alternatifs car celle du mouvement, et peut être, comme
dirait Mathieu, ne serais-je plus
« embété » par les
journalistes après le 22.
Jean-Jacques Boislaroussie
Contribution de Mathieu COLLOGHAN et Richard NEUVILLE
Intervention dans le débat sur les élections européennes
Membres
actifs depuis plusieurs années de la commission internationale des
Alternatifs, nous avons pris position publiquement en faveur d’une
alliance avec le NPA en signant la motion B. Nous avons présenté les
arguments qui nous semblaient plaider en faveur d’un accord avec le
NPA. Des camarades ont défendu d’autres positions. Le débat était en
cours sur les listes de diffusion des Alternatifs et surtout
dans les groupes locaux et nous n’avions pas prévu de ré intervenir
mais la teneur de certains échanges nous pousse à le faire : prendre en
compte la possibilité d’avoir un-e élu-e européen-ne tiendrait pour
certains camarades du symbolique, de petits arguments financiers, voire
de l’opportunisme. Voilà qui est totalement en contradiction avec ce
que notre engagement au sein de la Commission internationale nous a
permis de constater. C’est donc sur cette question, qui engage les
Alternatifs bien au-delà d’une simple échéance électorale, que nous
souhaitons revenir.
Il s’agit bel et bien d’une échéance européenne.
Essayons de résonner à cette échelle.
Dès le 1er
forum social mondial, nous avons plaidé et œuvré pour que notre
organisation prenne toute sa place au sein du mouvement
altermondialiste. Bien que les organisations politiques ne soient pas
acceptées en tant que telles, nous avons su tisser progressivement des
liens et développer des pratiques qui nous ont permis d’être partie
prenante des processus et reconnus en tant que composante à part
entière. C’est le cas en France, à travers notre participation au
Comité d’initiatives français (CIF) mais aussi en Europe où nous
participons depuis plusieurs années à l’Assemblée européenne de
préparation des forums sociaux (APE). Au gré des années, nous avons
établi des relations avec les mouvements sociaux, des militant-e-s
politiques et nos pratiques de « parti-mouvement » ont été reconnues.
Nos bilans et les Rouge & Vert spéciaux sont appréciés bien au delà de nos rangs.
Après
le Non au TCE en France en mai 2005, les Alternatifs ont participé
activement aux travaux sur une charte européenne des droits
fondamentaux, qui n’a pu voir le jour pour des raisons indépendantes de
notre volonté.
Dans
les APE, nous côtoyons des militant-e-s d’organisations proches des
nôtres comme Synaspismos (Grèce), le Bloc de gauche (Portugal),
l’Alliance rouge et verte (Danemark), etc. mais l’absence de
représentation au Parlement européen nous a fortement pénalisés. Pour
information, les organisations citées n’ont qu’un représentant à
Strasbourg et cela leur permet de siéger au sein du groupe « Gauche
unitaire européenne - Gauche verte nordique ». Mais au delà des travaux
parlementaires, les deux premières sont membres du Parti de gauche
européenne (European Left) et toutes les trois participent aux
conférences de la gauche anticapitaliste européenne. Elles ont ainsi pu
établir des relations entre la plupart des organisations de gauche en
Europe. (Cf. tableaux présentés lors de la dernière coordination
générale)
En
1999, lorsque la LCR a eu deux députés au parlement européen, elle a pu
disposer de moyens importants qui lui ont permis de créer, avec les
organisations citées, la Conférence anticapitaliste européenne. Elle
sortait ainsi de l’étroitesse des rencontres de la IVè Internationale,
réduite à quelques petits partis et fractions en Europe.
Les
Alternatifs n’ont pas pu y participer pour des raisons qui ne sont pas
étrangères à la LCR. Mais au delà des raisons, l’intérêt de cette
initiative nous semble réel, nous n’avons ainsi pas pu établir de
véritables relations internationales en Europe et défendre nos
positions comme l’appel à une constituante européenne ou nos positions
sur l’autogestion, le féminisme et l’écologie.
Régulièrement
des camarades nous interpellent pour savoir où nous en sommes au niveau
des relations internationales en Europe. Nous ne pouvons leur répondre
que malgré tous les efforts déployés, nous avançons peu car seule une présence au Parlement européen nous permettrait réellement de progresser.
Pour
rappel, le budget de la commission internationale, comme celui des
autres commissions, s’élèvent à 1600 €. Il nous permet de financer les
déplacements en Europe pour participer aux APE (4/an) et rembourser
quelques déplacements à la coordination.
Opportunisme ?
Nous
avons lu dans certaines contributions que le fait d’avoir un-e élu-e
n’était pas très important et qu’il ne fallait pas se borner à des
visées électoralistes. Ces propos sont d’autant plus cocasses quand ils
émanent de camarades qui ont exercés des mandats électoraux…
La
ligne de fracture entre notre mouvement autogestionnaire et les
courants autogestionnaires libertaires, c’est justement le fait que
nous pensons utile la présence d’élu-e-s, même minoritaires.
Quoi
qu’il en soit, et vous l’aurez compris, la possibilité d’avoir un-e
élu-e à Strasbourg est loin de nous laisser indifférents. C’est
l’ensemble de l’organisation qui en profiterait grandement car Les
Alternatifs prendraient du coup une toute autre dimension. Ce n’est pas
rien…
A
force de laisser passer les opportunités, notre organisation semble se
satisfaire du quasi-anonymat. Or, nous avons des valeurs, des idées à
défendre. Nous croyons à l’Europe et les principaux enjeux se jouent à
cette échelle. C’est une réalité qu’il convient de prendre en compte.
Il
y a une certitude : si nous ne participons à aucune liste lors de cette
échéance électorale, nous n’aurons aucun-e élu-e. Aux vues des derniers
sondages (qu’il faut manier avec beaucoup de prudence), une
participation au Front de Gauche avec une tête de liste dans l’Est nous
donne peu de chances d’en avoir un-e ; Un accord avec le NPA avec une
tête de liste dans l’Ouest nous donnerait des chances réelles d’envoyer
un Alternatif à Bruxelles. Il nous paraît important de prendre en
compte cet argument pour faire notre choix.
L’argument ne saurait être surdéterminant, mais on ne peut l’ignorer.
Nous ne nions pas nos divergences avec le
NPA mais nous n’avons pas peur de la confrontation d’idées et, à
l’échelle européenne, nous sommes convaincus que nous aurions des
alliés, nous serions ainsi plus forts pour contrer sa volonté
hégémonique. Ce ne serait pas sans répercussions à l’échelle nationale.
Nous le rappelons, nous sommes dans un débat européen et il nous semble essentiel de sortir du contexte stricto franco-français.
L’unité continue à être l’un de nos objectifs mais force est de
constater qu’elle se heurte à une dure réalité dont nous ne sommes pas
responsables. Nous ne pouvons faire cette unité contre les autres. La
politique est une affaire d’idées et l’important est de créer les
conditions pour qu’elles aient un écho. Pour nous, « l’utopie
réaliste » peut passer par une représentation de notre sensibilité à
Strasbourg. Tentons notre chance ! Un-e hypothétique élu-e siègerait
dans le même groupe que les éventuel-le-s élu-e-s du PG et du PCF, les
ponts ne seraient donc pas rompus, et ils y feraient un travail utile…
Mathieu COLLOGHAN et Richard NEUVILLE
Membres de la commission internationale
16/03/2009
Les Alternatifs ont voté comme suit:
Proposition A: 30%
Proposition B: 31%
Proposition C: 35%
Abstentions: 4%
Un deuxième tour comme décidé auparavant aura lieu sur les 2 propositions en tête: B Participer aux Européennes avec le NPA et C Ne pas participer aux Européennes. Scrutin interne clos le vendredi 27 à minuit. Deux textes d'accompagnement arrivent sous peu à lire dans un nouvel Article.