akinorev31

Retour

 

 

Retour

 

C’était un vieux poème bavard

Laissé au fond d'un beau placard

Qui, par le plus grand des hasards,

Se trouvait accroché à un pilier de bar.

 

Soudain un soir de bal

 

Ce vieux poème bancal

Appelle une histoire en retour,

Pour que vive l’amour,

 

Les cœurs inavoués

Se cachaient sous le lit,

Sous le lit de l’Adour.

Sème la lumière grise

Que pleurent les matins anciens

Dans la peau insatiable

D’un serpent sombre et ovipare.

 

- Dis-moi comment on sait le poème fini!

- Demain encore du fond d’un long tiroir,

Coquin de sort, le sortilège,

Fait éclore un espoir.

 

        Veronika, le 13/04/2008

 

 

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Récit

 

 

Récit

 

Des traits d’encre sèche

Que l’on balaye du revers de la main

Comme les miettes

Sur la nappe.

 

Les verres vides

Ont cessé

De refléter l’avenir.

Dans la corbeille encore,

Une orange amère

Que l’on chérit loin de l’arbre.

 

Sous la table une cerise rouge :

C’est le point final.

http://www.allposters.fr/gallery.asp?startat=/getthumb.asp&CID=B2FD3D8C0FA8412CA2E4B1C21707A5B0&PPID=1&sortby=&c=c&page=1&Search=22925

Veronika, le 04/04/08

 

 

 

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Poète andalou

 

Poète andalou

velours

Agite le velours !

Il s’ouvre et se déploie, vaste comme l’océan ;

Le drapé ondule entre deux espaces vides.

 

Les poussières de galaxies lointaines infiltrent la matière.

La phrase naît de la force du mot comme

Le champ de Higgs crée la masse inertielle.

 

Le poète andalou sème des poignées de virgules sur

La toile incandescente

Qui s’envole en murmurant.

 

De tes lèvres velours rouge,

Répète en chuchotant !

 La vapeur des vers s’élève…

 

Ensuite vient le silence :

Laisse vibrer en toi  ce bonheur d’un après ingénu

Qui a l’odeur des nuages par temps frais.

 

http://www.aly-abbara.com/litterature/poesie_arabe/Oum_Kalthoum/Oum_kalthoum_al_attlal.html

 

      Veronika, le 23/03/2008

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Tant temps

 

 

 

Tant temps

lessiveuse

(lessiveuse/essoreuse) 

 

Sept heures déjà le portable me tanne

 

Le temps bourre

 

Les copies

Mon intervention de samedi

Le dernier poème en plan...

 

Il faudrait des heures parallèles

Pour dupliquer mes possibles

 

Mais est-ce que le temps pond??

 

J'aimerais danser sur la plage

Jouer de la darbouka à Carthage

Écouter mon ventre aérophage

Finir les petits fours au vernissage

Et te demander un massage.

 

Quel dommage. Quel dommage.

 

Que les temps peu grisent!

 

 

      Veronika, le 04/02/2008

 

 

 

 

 

 

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