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Gauche-Alternative 2007 Haute-Garonne

Gauche Alternative 2007 en Haute-Garonne

 

La Haute-Garonne, département en pleine expansion au niveau de la population, a présenté 5 candidats GA2007 sur les huit circonscriptions du département.  Tous ont passé la « barre » des 1% et deux candidats dont les circonscriptions sont fortement toulousaines ont été gratifiés respectivement de 5,23 et 6,6 % des suffrages exprimés par les citoyens.  Ceci représente le meilleur résultat GA2007 de France en nombre de voix sur un département.  On remarquera que ce succès relatif ne traduit pas pour autant une situation homogène sur la ville de Toulouse : l’un des candidat-e-s s’est vu rassembleur surtout du fait du caractère unitaire de son collectif, l’autre a vu sa présence dans la ville à plusieurs niveaux récompensée malgré le grand nombre de candidats de gauche dans sa circonscription.  Les autres candidat-e-s du département :   6°circonscription,  Christine Rousse-Yahiaoui 2,17° ;  7°circonscription,   Khalid Oukziz  1,93% ;   8°circonscription,   Elsa Dupouzier 1,72%.

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F.Simon, candidat aux Législatives Toulouse

 

Une interview de François Simon,                  candidat de Gauche Alternative 2007,       4° circonscription de Haute-Garonne.


 

François Simon, 52 ans, médecin, militant associatif, faucheur volontaire, ancien tête de liste de gauche aux élections municipales 2001 à Toulouse et membre du collectif de campagne de José Bové au moment des Présidentielles, a été le candidat aux Législatives de Gauche Alternative 2007 pour la 4° circonscription de Haute-Garonne.  Malgré les 6 candidatures à la gauche du PS,  François Simon a obtenu 6,6% des suffrages exprimés, 4° position après l’UMP, le PS et Modem.

 


R&V : Tu es une figure connue de la politique locale.  Comment as-tu été amené à te présenter aux Législatives ?  Quelle a été la part de ton engagement et la part de sollicitation de ton collectif ?

F. S.: Ma candidature s’explique par les valeurs à défendre dont elle est porteuse.  Pragmatiquement, le fait d’être connu aide à défendre ces valeurs.  L’ambition porte sur les contenus et non pas sur la « carrière ».

Dans la logique de mon parcours politique, après « le Larzac 2003 », ma démission du PS, 2004 le NON au TCE, ma participation aux collectifs anti libéraux est venue naturellement.  Le collectif a ensuite décidé de ma candidature.

 

R&V : Quel a été le contenu politique de ta campagne ?  Son mode d’expression ?

F. S. : Il s’est agit de relier les trois urgences : sociale, écologique et démocratique.  Tout projet de société alternatif doit intégrer ces trois composantes à niveau égal.  On oeuvre à partir des nécessités rencontrées sur le plan local.  Les actions se rattachent  à la dynamique nationale et mondiale.

Nous avons mené une campagne de terrain : tracts et prise de contact dans les rues, les marchés, réunions proche des gens, dans les cafés, ceci faisant suite à une présence sur le terrain déjà ancienne.  De plus, la campagne a eu la chance de susciter l’intérêt médiatique !

 

R&V : Qui t’a entouré et soutenu pendant ta campagne ? Quel a été le rôle du label Gauche Alternative 2007 ?

F. S. : J’ai été entouré par le collectif de la 4° circonscription du 31, dans sa diversité de la « Gauche Alternative 2007 ».  Il se trouve qu’un noyau fort de ce groupe est aussi membre de l’association locale « AMP » (les amis de l’Alternative en Midi-Pyrénées dont de nombreux Alternatifs de la région sont membres).  La dynamique du groupe est allée grandissante pendant la campagne, d’autant qu’il n’y avait pas de conflits de personnes et que la façon de mener campagne a satisfait chacun de ceux qui y ont participé.

 

R&V : Considères-tu que 6,6% est un bon résultat ?

F. S.: 6,6% est un résultat médian qui peut paraître décevant par rapport aux valeurs portées.  Cependant dans le contexte bipartisan UMP/PS (qui en a fait souffrir d’autres !) c’est une base importante pour l’émergence d’un pôle alternatif.  La division en six candidatures à la gauche du PS, c’est décevant, mais on peut voir qu’en additionnant ces voix on arrive à 20%, ce qui est encourageant !  Remarquons que Gauche Alternative 2007 est avec ses 6,6% largement en tête des candidatures de la gauche du PS qui sont toutes inférieures à 4%.

 

R&V : Quelles suites donner à ta candidature ?  Qui va pouvoir construire une unité large dans le camp anti libéral ?

F. S.: Les deux meilleurs résultats du 31 sont pour l’un le résultat d’une démarche d’unité et pour l’autre la reconnaissance d’un travail de terrain dans la durée.  Constatant que la jonction d’un travail sur le long terme et d’une unité large donne à Gauche Alternative 2007 sa dynamique émergente, je m’appliquerai à cette double tâche à la place qui convient.  Mais l’unité ne se décrète pas : il faut la construire, la désirer –c’est « tous ensemble » et non pas autour d’un parti existant que l’unité se fera.  Pour une part, il nous appartient d’en permettre la réussite, mais essentiellement, c’est au PC et à la LCR d’entendre qu’ils sont une partie de l’ensemble et ne peuvent pas prétendre se substituer au tout.

 

 

Propos recueillis par Veronika D.

Juin 2007

 

 

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Sylvie Lorthois, candidate aux Législatives Toulouse

 

 

Une interview de Sylvie Lorthois, candidate     unitaire de Gauche Alternative 2007,       1° circonscription de Haute-Garonne.


 

Sylvie Lorthois, 34 ans, chercheur-e au CNRS a été la candidate aux Législatives de Gauche Alternative 2007 pour la 1° circonscription de Haute-Garonne. Dans cette circonscription, le découpage était destiné à permettre de s’assurer la réélection d’un député UMP sur le département en la personne de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse. La circonscription est malgré tout passée au PS au 2° tour (avec Catherine Lemorton) ; Au premier tour, Sylvie Lorthois a obtenu 5,23% des suffrages exprimés, 5° position après les deux du 2° tour et les candidats Forget du Modem (9,56%) et Labeyrie des Verts (5,43%), alors qu’elle était totalement inconnue du public avant la courte campagne.

 


R&V : Comment es-tu devenue candidate ?  Quelle a été la part de ton engagement et la part de sollicitation de ton collectif ?

S. L. : Mon engagement politique date de l’année 2002 et est la raison de ma participation au Collectif Centre de la 1° circonscription du 31.  Depuis l’époque du NON où nous avons créé un collectif sur mon lieu de travail, je pense que les collectifs sont l’outil efficace pour lutter contre un glissement progressif de notre société vers le fascisme.  Avant cela j’avais essayé de me rapprocher de la LCR au moment où elle se voulait rassembleuse.  Je n’ai ensuite cessé d’être active au sein des collectifs. Si on m’a sollicitée pour être candidate, c’est que j’avais le profil : jeune femme, engagée, fonctionnaire (pas de risque de perdre mon emploi), non « encartée », mère de famille, moralement et intellectuellement capable de faire face à la tâche : au final, c’est à moi que les collectifs de la circonscription ont demandé !

 

R&V : Quel a été le contenu politique de ta campagne ?

S. L. : La base politique a été le texte « Ambition-Stratégie-Candidatures» :

http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3?id_article=292

ainsi que les 125 propositions :

http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3?id_article=448

Sur les thèmes actuels dans le département, logement, transport, service public de proximité,… nous avons des positions issues de ces 125 propositions.  Les luttes locales, comme l’occupation des Allées François Verdier par les Enfants de Don Quichotte en plein Toulouse, permettent de montrer quels sont les vrais enjeux abordés dans ces textes.

 

R&V : Ton collectif a réussi à faire une unité assez large (sans la LCR).  Tu as été soutenue par les Alternatifs mais aussi par le PCF et par nombre de rassemblements plus locaux : les motivé-e-s, l’Alternative en Midi-Pyrénées, Alter ékolo, les communistes unitaires 31, etc.  Cet assez large rassemblement sous le label Gauche Alternative 2007 a-t-il une importance particulière ?

S. L. : Oui. Les électeurs attendent vraiment de voir le rassemblement à gauche.  Certains électeurs nous ont même dit vouloir un rassemblement avec le PS : là nous avons dû expliquer pourquoi nous y étions opposés : le PS n’est plus un parti de gauche ; par exemple nous sommes opposés aux fonds de pension collectifs prônés par Ségolène Royal. Ceux-ci impliquent des spéculations boursières, avec de l’argent public, à proscrire.

Dans la Gauche Alternative, nous ne voudrions pas seulement le ralliement du PCF. C’est toute la mouvance de gauche qui devrait se rassembler: les écologistes de gauche comme les communistes ou les trotskistes, même les anarchistes, même les décroissants et les associatifs comme ATTAC, pour progresser dans un projet qui propose une alternative construite collectivement. L’attente des concitoyens est forte.  Pour rendre cela possible et éviter la multiplicité des candidatures, il ne faut pas seulement changer le système de financement, mais aussi le système de scrutin au législatives.  Plus de proportionnelle et la présentation de listes sur le département éviterait la perversion qu’induit le système des circonscriptions.  Les listes ouvriraient sur un débat d’idées au lieu de favoriser les enjeux du pouvoir local comme la candidature du maire de Toulouse le fait.

 

R&V : Quelles suites donner à ta candidature ?  Qui va pouvoir construire une unité large dans le camp anti libéral ?

S. L. : Je compte continuer comme avant à lutter au sein de collectifs pour tisser les liens entre les composantes.  En particulier, je souhaite une unité entre les écologistes et ceux qui mènent les luttes sociales : le combat est à la fois « rouge et vert ». 

Il faut trouver ce qui nous rassemble et initier des débats de fond avec la population au sujet de ce qui nous divise. Je pense que nous pouvons construire avec ceux qui, dans le PS, refusent son orientation sociale-libérale, et que nous devons convaincre de sortir du PS pour les accueillir dans nos structures d’échange.

Les assises d’automne des collectifs anti libéraux sont un moment essentiel.  On doit pouvoir y inclure les membres de partis mais aussi les partis, associations et syndicats en tant que tels.  Nous devons pour cela inventer un nouveau mode de communication entre les collectifs et ces partis, qui favorise la compréhension mutuelle avec leurs militants. Il faut aussi réfléchir à une méthode permettant de régler les conflits.

 

Propos recueillis par Veronika D.

Juin 2007

 

 

 

 

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